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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Le » J’accuse » du Cardinal Ambongo
Comme Emile Zola. Ou presque. Si l’auteur de » J’accuse » cite nommément ceux qui avaient caché les preuves de l’innocence du capitaine Dreyfus, le Cardinal Ambongo se garde de nommer » ces Congolais qui passent leur temps à faire des promesses aux gens de l’extérieur « . Des promesses qui, selon l’archevêque de Kinshasa, sont susceptibles d’être source des divisions du pays.
Bien plus qu’une interpellation, une accusation grave sur un sujet existentiel pour la centaine de millions de Congolais. Gravissime même. D’autant plus qu’elle est articulée du haut de la chaire par le primat de l’Eglise catholique locale. En principe, ces propos ont vocation à rentrer dans l’expression « parole d’évangile« . On atteint là le summum de la gravité.
A l’ère et à l’heure de l’agression rwandaise insuffisamment masquée par la rébellion estampillée M23, la charge du Cardinal remet sur le tapis les « liaisons dangereuses » faites de clientélisme, de machiavélisme autour de la longue guerre d’agression. Dans cette espèce de jeu de l’ombre et de lumière, le Rwanda et la kyrielle de mouvements rebelles qu’il produit cycliquement et…exporte vers la RDC passent souvent par la rubrique » ange » avant de devenir le « diable » que l’on décrit dans la rhétorique publique. Un peu comme Lucifer.
Cette transmutation négative s’incarne principalement avec le personnage de Paul Kagamé, la main africaine utilisée pour déstabiliser la RDC. Il n’est pas rare que l’homme fort du Rwanda soit porté aux nues avant d’être voué aux gémonies par tous ceux qui , en RDC , pensent que tous les stratagèmes sont bons pour accéder ou se maintenir au pouvoir . Seule la fin justifie tous les moyens, y compris pactiser avec le « diable » que l’on absout le temps du deal. Près de cinq siècles après sa mort, Nicolas Machiavel ne pouvait imaginer pareil hommage post-hum à mille lieues de sa Florence natale.
Pour autant, ce « J’accuse » version Ambongo sonne comme une symphonie inachevée. D’où comme en écho à la parole de l’Evêque de la capitale, des fidèles et pas seulement, demandent en chœur : quelles sont les personnes ou personnalités qui pactisent avec les ennemis de l’unité de la RDC ?
Pour explosif qu’il puisse être, ce déballage-là serait cathartique et salutaire pour la RDC. Papa Cardinal, dites seulement un mot en mettant un ou des noms sur l’accusation. José NAWEJ