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Le gouvernement face à des dossiers chauds : Affaire des trois navires de l'ONPA, cartes d'identité, mesures contre les escortes et gyrophares
Le gouvernement a laissé en suspens derrière lui en 2025 quelques dossiers chauds qui exigent une solution adéquate en 2026. Au nombre desdits dossiers, il y a lieu de retenir notamment l'affaire des trois navires de l'Office national de pêche et aquaculture, la question des passeports, celle des cartes d'identité nationale, et la suspension de l'usage des escortes, sirènes et gyrophares sur toute l'étendue du territoire national. Ces dossiers ne sont pas exclusifs. Il y en a d'autres.
Concernant les bateaux de l'ONPA, il s'agit des navires FB Étienne Tshisekedi, FB Patrice Émery Lumumba et FB Simon Kimbangu. Alors que la population attendait avec impatience l'arrivée de ces engins conformément à l'annonce du gouvernement, quelle n’a pas été la déception populaire d'apprendre que ces navires n'avaient que des moteurs d'occasion, des coques réhabilitées et des équipements manquants. Pourtant, le trésor public a débloqué 15 millions de dollars américains pour ces achats. Malheureusement, les auteurs de cette magouille sont impunis et se la coulent douce dans les rues de Kinshasa. Pour ne pas être pris comme complice dans ce sale dossier, le gouvernement doit mener une enquête sérieuse pour déterminer les tenants et les aboutissants de ce probable détournement des deniers publics. Les éventuels auteurs devraient subir la rigueur de la loi, d'autant plus que le montant de 15 millions de dollars américains décaissés pour cette opération représente une somme colossale pour un pays en difficulté financière comme la RDC. Ce dossier prend une autre allure à cause des noms historiques donnés à ces navires.
Mettre fin aux tracasseries liées à l'obtention de passeport
Depuis plusieurs années, les Congolais éprouvent d'énormes difficultés pour l'acquisition d'un passeport, qui n'est qu'une simple pièce d'identité. C'est un véritable chemin de croix qu'on suit pour arriver à la fin du processus. Dans ce long et fastidieux parcours, il y a des étapes incompréhensibles que le gouvernement est appelé à supprimer. Pourquoi, par exemple, quelqu'un qui dispose déjà d'un passeport qui est expiré, doit-il reprendre la démarche à zéro et payer les mêmes frais que ceux versés antérieurement ? Actuellement, quel que soit le problème auquel on fait face, l'on ne peut pas obtenir un passeport à moins de deux semaines. Pour le cas de maladie, quelqu'un peut succomber pour n'avoir pas eu la possibilité d’aller suivre les soins médicaux appropriés en dehors du pays. Il peut en être aussi le cas des enfants boursiers qui peuvent rater les études faute d'acquérir leurs passeports à temps.
À propos du passeport, il est inquiétant de constater qu'à chaque avènement d'un nouveau ministre des Affaires étrangères, le pays doit changer de passeport au grand dam de la population. Jusqu'à quand persistera cette pratique qui ruine entre autres les Congolais ?
S'agissant des cartes d'identité nationale pour citoyens, il sied de rappeler que depuis que l'Office national d'identification de la population (ONIP) a remis officiellement au président de la République sa carte d'identité il y a près de deux ans, plus rien ne s'est passé après. La production de ces pièces a été brutalement interrompue, sans que cet office ne fournisse aucune explication. Cette situation a poussé le sénateur Jean Bamanisa à adresser une question orale avec débat au Vice-premier ministre, ministre de l'Intérieur et sécurité, autorité de tutelle de l'ONIP. Malheureusement, les interpellations au niveau de la chambre haute ne sont assorties d'aucune sanction. Cette question orale du sénateur de la Tshopo est restée lettre morte. S'il y a un député que ce dossier interpelle, il peut récupérer cette question et adresser une question orale avec débat au VPM de l'Intérieur ou carrément au DG de l'ONIP. Il est inadmissible que les citoyens d'un pays ne disposent pas d'une carte d'identité. Le gouvernement est appelé à mettre fin à cette situation qui n'honore pas le pays.
Un autre écueil sur lequel le gouvernement doit se pencher concerne le non-respect des mesures qu'il prend avec autorité. Nous retenons aujourd'hui celle interdisant l'usage des escortes, sirènes et gyrophares sur toute l'étendue du territoire national.
Mais aussi incroyable que cela puisse être, les autorités qui devaient être les premiers à respecter cette instruction la sabotent ouvertement en se conduisant comme si cette interdiction n'existait pas. De tels responsables méritent des sanctions sévères à cause du mauvais exemple qu'ils donnent à la population. Si on les laisse faire, cette impunité fait croire à l'opinion qu'il y a absence de l'autorité de l'État.
Muke MUKE