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Le général Sylvano Kasongo fait respecter la mesure
* Le n°1 provincial de la Police a suspendu les responsables des commissariats et sous commissariats qui s’adonnent à des pratiques contra legem.
Le commissaire provincial de la Police ville province de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo Kitenge, a effectué le mercredi 13 septembre une ronde surprise dans certains postes de Police de la capitale. Objectif, échanger avec la population et évaluer le niveau d’exécution de la mesure interdisant l’utilisation des devantures et autres abords des commissariats et sous-commissariats comme parkings des véhicules et motocyclettes, moyennant paiement.
Le constat est positif de manière générale, en dépit de quelques cas isolés des « récalcitrants« . Là où le général Sylvano Kasongo a fait le constat de mauvaise gestion et de non-respect de la loi et des mesures prises par les autorités, des sanctions ont été prises in situ. Les commandants de la police et leurs adjoints ont été sanctionnés.
C’est aux environs de quatre heures du matin que le n°1 de la Police ville de Kinshasa a commencé sa ronde surprise. Au commissariat de Kalamu, plus précisément dans le sous-commissariat de Kauka III, le général Sylvano Kasongo a constaté que la mesure est respectée. Aucun engin roulant n’a été trouvé sur place.
Dans un sous-commissariat près de là, un seul policier a été trouvé en train de monter la garde. Ce qui soulève la pertinence de la problématique d’augmenter la capacité opérationnelle de la Police. Sur l’avenue de l’université, le général Kasongo est tombé sur un sous commissariat qui visiblement ne respecte nullement sa mesure. Il a trouvé près d’une trentaine de motocyclettes garées contre un prix à payer au commandant et à son adjoint.
Les responsables et leurs éléments ont pris fuite à l’arrivée du général Sylvano Kasongo. Le président des motocyclistes est vite intervenu pour demander au patron de la sécurité de la ville province de Kinshasa de ne pas emporter avec lui les motos de ses sociétaires. Une demande à laquelle le général Kasongo a accédé, après lui avoir adressé des avertissements sérieux.
«Je viens de voir que le général Kasongo a lui-même effectué une descente surprise ce matin pour s’assurer du niveau d’application de sa décision interdisant la transformation des S/Ciat en parking de fortune pour les motocyclettes et véhicules. Je demande à tous les motocyclistes de prendre conscience de cette décision et de chercher, dès à présent, où commencer à garer leurs motocyclettes pendant la nuit. Les récalcitrants ne s’en prendront qu’à eux-mêmes», a-t-il prévenu.
Dans un autre sous-commissariat, un peu plus loin dans la même contrée, le Commissaire divisionnaire adjoint Kasongo a trouvé deux jeunes filles arrêtées depuis près de 24 heures pour vagabondage, alors que rien ne leur interdisait de circuler librement. Il a ordonné leur relaxation, après avoir sanctionne le commandant de ce poste de Police que la population a, en outre, accusé de laxisme face à certains comportements frisant l’outrage aux bonnes mœurs.
Cette ronde a aussi été l’occasion pour le général Sylvano Kasongo d’écouter les doléances de la population quant aux abus des éléments de la police, dans une approche de dialogue social. Dans la plupart des endroits les habitants du coin se sont farouchement opposés à l’idée de délocaliser les commissariats et sous Commissariats. «Les motos et véhicules ne passent pas nuit ici. Si on délocalisait ces commissariats et sous Commissariats, nous allons souffrir car les Kulunas font la loi ici», ont déclaré un groupe de femmes dans la commune de Kalamu.
Au quartier Mombele, dans la commune de Limete, les populations se sont plaint des tracasseries policières. Dans ce coin, ont-ils expliqué, circuler quand il fait noir est devenu une infraction. De même avoir des locks et des tatouages. Le général Kasongo a tenu à préciser que tous ces faits pour lesquels les paisibles citoyens sont arrêtés ne constituent nullement des infractions pénales.
«La population est libre de circuler comme elle veut. Ce n’est pas une infraction. Le couvre a été déjà levé. Avoir les locks ou les tatouages ne constituent pas une infraction non plus. J’ai dit aux commandant que si les tracasseries continuent, c’est lui que je viendrai arrêter», a-t-il déclaré, après avoir libéré les détenus arrêtés injustement.
Pour rappel, c’est depuis près d’un mois que le général Sylvano Kasongo a pris la décision interdisant de faire des postes de la Police des parkings des véhicules et motocyclettes, moyennant paiement. Il a précisé que cette mesure ne vise que la sécurité de la population, conformément à la volonté du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi. Orly-Darel NGIAMBUKULU