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Le Coordonnateur humanitaire condamne la tuerie de 57 personnes à Irumu
Au moins 57 personnes ont été tuées, dont 30 parmi les déplacés dans le site de Rubingo, dans des attaques meurtrières signalées dans la chefferie des Bahema Boga et Tchabi au sud-est de la ville de Bunia (territoire d’Irumu) en Ituri.
Le Coordonnateur humanitaire en République démocratique du Congo (RDC), David McLachlan-Karr, condamne fermement ces attaques contre les populations civiles et les violations du droit international humanitaire dans cette partie de la RDC.
Des combattants ADF sont accusés d’avoir perpétré ce carnage dans la nuit de dimanche dernier. Cependant, ce bilan s’accroît au fur et à mesure que d’autres corps sont découverts pendant les fouilles.
Au cours de ces attaques, on signale que plus de 25 maisons ont été incendiées et des civils enlevés. Cette situation tragique vient s’ajouter à un incident survenu à Drodro dans le territoire de Djugu, le 28 mai, où les dnfrastructures d’un partenaire humanitaire ont été pillées causant la suspension temporaire de son activité dans la zone.
« Ces attaques sont inacceptables. Les parties au conflit doivent protéger les populations civiles et ces crimes ne doivent pas demeurer impunis. Les communautés, déjà très vulnérables, doivent pouvoir vivre en paix où qu’elles soient et retourner chez elles en toute sécurité« , a déclaré McLachlan-Karr.
Le Coordonnateur humanitaire condamne également les attaques contre les convois et installations humanitaires, le vol de biens et d’assistance destinés aux plus vulnérables. A cet égard, David McLachlan-Karr rappelle que « les acteurs humanitaires ont pour mandat d’assister les personnes dans le besoin quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse. Toute attaque contre le personnel humanitaire et leurs installations constituent une violation du droit international et retarde l’acheminement de l’aide vers les personnes qui en ont besoin pour survivre« .
1,6 MILLION DE PERSONNES DEPLACEES
Depuis fin 2017, rappelle le document, la population de l’Ituri fait face à des conflits et violences armées. La province compte 1,6 million de personnes déplacées. Seule une réduction durable et significative des violences permettra de soulager les souffrances de ces populations.
La province de l’Ituri, comme celle du Nord-Kivu, est en état de siège depuis le 06 mai, décrété par le président de a République, Félix Tshisekedi, pour tenter d’éradiquer les nombreux groupes armés qui pullulent les deux provinces.
Cet avant-midi, l’armée indiquait n’avoir pas le bilan de ces tueries, tout en confirmant un échange des tirs avec les assaillants.
C’est l’attaque la plus meurtrière depuis l’instauration de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu depuis un mois. Ce bilan reste provisoire car, plusieurs personnes sont portées disparues.
Face aux résultats encourageants obtenus jusque-là par les FARDC dans leurs opérations sur le terrain, le chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de solliciter auprès du Parlement une prorogation de 15 jours de l’état de siège.
Kléber KUNGU