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L’A.P.V.H.I. s’oppose à la révision de la Constitution
* Cette association s’insurge contre des réformes qui ne tiennent pas compte de la défense des droits des personnes handicapées
Le débat sur une éventuelle révision ou rédaction de la constitution en RD Congo fait actuellement rage. Si certains politiciens et associations y sont favorables, pensant que cela pourrait résoudre certains blocages politiques et sociaux, d’autres voix plus sceptiques se font entendre.C’est le cas notamment de l’Association des personnes vivant avec handicap international (APVHI), dirigée par son président Hervé Ndaywel Bwamanda.
Dans une déclaration diffusée hier mardi 14 mai, Hervé Ndaywel Bwamanda a exprimé son désaccord avec cette proposition, en soulignant les préoccupations spécifiques des personnes vivant avec un handicap. Selon l’A.P.V.H.I.
L’APVHI se demande en effet, quels seraient les impacts concrets d’une révision constitutionnelle pour les personnes vivant avec handicap au pays. Leur président souligne qu’il faut déjà mettre en œuvre les textes existants en matière de droits des personnes handicapées, au lieu de se lancer dans de longs processus politiques incertains.
Il questionne également le lien entre la révision constitutionnelle et la résolution de problèmes comme les tensions à l’est du pays, la corruption, le tribalisme ou le chômage.
Pour l’APVHI, ces enjeux sociaux et politiques majeurs nécessitent avant tout des réformes structurelles efficaces sur le terrain, et non pas seulement des changements dans les textes fondamentaux.
Hervé Ndaywel Bwamanda appelle donc les décideurs politiques à bien réfléchir aux conséquences directes que pourrait avoir cette révision sur les populations vulnérables comme les personnes handicapées.
Il souhaite que leurs voix et préoccupations soient davantage prises en compte dans ce débat, et que des preuves concrètes soient apportées quant aux bénéfices attendus pour cette frange de la société.
Christian-Timothée MAMPUYA