Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
La publication sur les réseaux sociaux d’un ordre de mission collectif attribué au Conseil supérieur de la magistrature (CSM), mentionnant notamment des personnes présentées comme les épouses de…
L’Affaire qui contribue à fragiliser l’Union sacrée et instrumentaliser la Justice : Comment Guy Loando martyrise un député UNC honoraire
Un déni de justice. Floribert Loola, député national honoraire, arrivé troisième aux législatives nationales de décembre 2023 à Bokungu (une circonscription à 2 sièges), avec 13.894 voix, croupit depuis quelques mois à la prison de Makala en violation de la procédure, sans confrontation. Son péché, selon des sources, est le fait d’avoir dénoncé un « bourrage massif » d’urnes en faveur du candidat Guy Loando. Les avocats de Loola accusent le ministre de l’Aménagement du territoire d’avoir monté ce dossier contre leur client pour occulter la « tricherie électorale »…
Selon des sources, tout serait mis en œuvre pour maintenir en détention l’ancien député Loola. C’est dans cette logique, avancent les mêmes sources, que le Procureur général près Tripaix de Bokungu dans la province de la Tshuapa, procède aux arrestations et auditions de certaines personnes qu’il intimide par la suite afin de clouer au pilori le député national honoraire Floribert Loola.

C’est notamment les cas du chef de quartier du ministre Loando, nommé Eyo, cité par des sources judiciaires, qui serait poursuivi pour un prétendu incendie de la résidence d’un certain Saidi, et Henri Jacques, préfet de l’institut Lolaka. Ce dernier serait « menacé de révocation par le Coordonnateur des Écoles Conventionnées Catholiques s’il ne témoigne pas pour couler l’ancien député Floribert Loola« .
Ce n’est pas tout. D’après les mêmes sources qui ne s’expliquent pas ce qui se passe, « le Parquet général n’a pas envoyé les invitations à ces gens comme de droit. Il les a déposées à la maison diocésaine de Bokungu à Kinshasa et celle-ci, à travers un membre de famille du tireur de ficelles, les a fait parvenir aux concernés« .
« Cinq autres personnes prises en charge par le même tireur de ficelles arrivent de Bokungu malgré leurs hésitations à faire déposer contre mon client », dénoncent à leur tour les avocats de Floribert Loola.
L’instruction aurait prouvé que les individus présentés comme victimes, que Loando a fait venir et loger dans un hôtel sur Nyangwe ne seraient en réalité que des menteurs qui n’auraient apporté aucune preuve de l’implication de l’honorable Loola dans les violences qu’elles auraient subies.
Aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, tous ceux qui ont témoigné auraient tenu des propos contradictoires qui montrent à suffisance l’existence d’un complot monté de toutes pièces dans le seul but de faire taire un adversaire politique à même de prouver le bourrage d’urnes et la fraude massive organisée lors des législatives de décembre 2023.
Selon des sources, le tireur de ficelles rapporterait à qui veut l’entendre que la justice, jugée malade à plusieurs reprises par le Chef de l’Etat dans nombre de ses sorties, serait dans sa poche et seule sa volonté sera exécutée par le parquet général près la cour de cassation. Ceci expliquerait-il le silence radio de la part du parquet général au sujet de la demande de mise en liberté provisoire ?
Le tireur de ficelles ne s’arrête pas là. Il dit représenter à lui seul, le poids qu’a l’UNC, la formation politique chère à Floribert Loola, à ce jour. Des observateurs exhortent le ministre d’Etat de se saisir de ce dossier qui, si rien n’est fait, risque de lézarder la famille politique de Fatshi où l’on ne compte plus le nombre de règlements des comptes.
On rappelle que député élu en décembre 2018, Flolibert Loola est, depuis quelques mois, détenu à la Prison centrale de Makala. Notable de la Tshuapa, Floribert Loola est arrivé, selon les chiffres de la Commission électorale nationale indépendante -CENI-, à la 3ème place, avec 13.894 voix, pour une circonscription à 2 sièges. Ces chiffres officiels qui donnaient Guy Loando et François Lokoka vainqueurs ont été contestés par Floribert Loola, qui a dénoncé un « bourrage massif » d’urnes dans ce territoire en faveur du candidat Loando.
Au lendemain du scrutin de décembre, des séquences filmées ont soutenu les accusations de Loola. Dans certains extraits, l’on pouvait voir un individu compter des dizaines de bulletins de vote en faveur, disait-il dans la vidéo, de Guy Loando. Des proches de Loola ont du reste affirmé que ce dernier détenait d’autres preuves éloquentes de « l’industrie de la tricherie » mise en place par Loando. Devenu témoin gênant, cet ancien député a été coffré pour être vraisemblablement réduit au silence, « appréhendé en exécution d’un avis de recherche » du Procureur général près la Cour de cassation et « acheminé comme un malfrat pour être entendu pour des supposés faits infractionnels ».
Dans un courrier adressé le 28 juin au PG Cassation, l’avocat du député honoraire Loola, Talos Emanonge, a dénoncé une « arrestation inutile« , évoquant une instrumentalisation orchestrée par ses adversaires politiques pour obtenir « des déclarations non étayées par des preuves probantes dans le but de le nuire ». Les avocats de Loola sont ainsi convaincus d’être en présence d’une « pression pénale exercée comme mode de règlement des différends politiques ». « Il est curieux que sans avoir confronté mon client à ces personnes, le magistrat instructeur ait décidé de le placer sous mandat d’arrêt provisoire comme si sa fuite est à craindre, alors que les prétendus plaignants ne résident pas à Kinshasa mais plutôt à Bokungu », s’est étonné Me Emanonge, déterminé à faire manifester la vérité dans cette affaire. Convaincu de l’inexistence d’une quelconque fuite de son client, l’avocat a également sollicité sa remise en liberté provisoire, tout en promettant de sa pleine disposition à coopérer avec la justice dans le cadre de l’instruction. « Maintenir mon client en détention sans confrontation n’est qu’une prime à un règlement de comptes« , a avisé Me Emanonge.
Il faut craindre que la détention prolongée de ce notable amène à des manifestations violentes de ses partisans et plonge le territoire de Bokungu dans une situation ingérable. Vivement donc l’implication des gouvernants pour mettre un terme à cette crise. FDA