Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
SEOUL, 29 avr. (Yonhap) — La Haute Cour de Séoul a décidé ce mercredi d’alourdir la peine qu’avait reçue en première instance l’ex-président Yoon Suk Yeol pour obstruction de justice et d’autres…
Nation
Depuis des années, le tronçon de la Nationale 1 entre Kinshasa et Matadi est devenu un couloir de la mort. Chaque jour qui passe enregistre des morts dramatiques, des morts qu’on aurait dû éviter…
La RDC déterminée à gagner le pari de »zéro enfant » dans les mines
La République démocratique du Congo, par son ministère des Mines, piloté par Antoinette N’samba, est résolument engagée à mettre fin à la présence des enfants dans les mines artisanales à l’horizon 2025. Au cours d’un atelier le jeudi 8 septembre à Kinshasa, l’Organisation internationale du travail (OIT) a salué les efforts que les autorités congolaises entreprennent pour accélérer ce processus depuis que le pays a rejoint l’Alliance 8.7 en 2021.
Pour permettre à la RDC de se mettre en phase avec son Plan opérationnel stratégique national de lutte contre la présence des enfants dans les mines et les sites miniers, le ministère des Mines a organisé une journée de travail. Cette rencontre était axée sur »la Présentation du système de suivi et de remédiation du travail des enfants (SSRTE/CLMRS) ». C’est »Combattre le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement de Cobalt en RDC » (COTECCO), un projet de l’OIT, financé par le ministère américain du Travail, qui a présenté aux membres de la Commission interministérielle sur le travail des enfants dans les mines artisanales (CISTEMA) ce système. Les outils de lutte contre le travail des enfants dans les mines par le système de suivi viennent compléter le processus de mise en œuvre du plan opérationnel de la stratégie de lutte contre le travail des enfants. Ce qui va permettre au pays de concrétiser la volonté politique du gouvernement d’éradiquer ce fléau. A travers la base des données sur le SSRTE, la CISTEMA aura notamment l’occasion de faire l’observation des enfants travailleurs sur les sites miniers suivant l’utilisation d’une approche communautaire, leur identification jusqu’à la prise des empreintes digitales, la domestication de leur situation dans les bases des données. Il fera aussi le suivi de la sortie de ces enfants des sites miniers en prenant soin de les orienter vers des centres de référencement, faire l’étude des raisons justifiant leur présence dans les mines, l’orientation desdits enfants vers des centres de formation professionnelle et l’opportunité d’emploi dès l’âge de la majorité ainsi que leur insertion sociale.
La ministre des Mines, Antoinette N’samba a indiqué que »la matérialisation de cet outil constituera un point d’ancrage pour le Gouvernement de gagner le pari de lutte contre la présence des enfants dans les mines et de défendre la promesse faite à l’Alliance 8.7 dont la RDC a été le pays pionnier depuis 2021″.
Pour la patronne des Mines »l’éradication du travail des enfants est difficile. Cependant la cohésion et l’énergie ainsi que toutes les initiatives provenant des divers acteurs et les efforts du gouvernement sont conjugués pour aboutir aux résultats escomptés ». Elle a loué »le projet COTECCO qui oeuvre depuis trois ans pour accompagner la RDC dans ses efforts consistant à guérir de la gangrène qui est le travail des enfants dans les mines artisanales ».
Selon Antoinette N’samba, »la RDC, en tant qu’Etat ayant ratifié les Conventions internationales sur les droits des enfants, ne peut continuer à tolérer que les enfants, au lieu d’être à l’école ou en famille soient dans les sites miniers artisanaux, avec comme conséquence la compromission de l’avenir de leur avenir ».
Le président de la CISTMA et également Secrétaire général aux Mines, Jacques Ramazani pour sa part, salué l’accompagnement de la COTECCO qui consiste en la production du plan opérationnel non seulement dans la mise sur pied du plaidoyer ou de la communication, mais aussi la mise sur pied des actions de renforcement des capacités des membres de la CISTMA.
« Ce système de suivi viendra compléter le processus de mise en oeuvre du plan opérationnel de la stratégie de lutte contre le travail des enfants en RDC, celui de veiller à l’application de la déclaration de Kolwezi pour une exploitation minière artisanale responsable et éthique sans travail des enfants à l’horizon 2025« , a-t-il déclaré.
La représentante du Représentant pays de l’OIT/BIT et cheffe de projet COTECCO, Josée Blandine Ongoto a relevé que l’OIT est un partenaire de la RDC et s’allie à sa détermination d’éliminer le travail des enfants dans les sites miniers artisanaux. »Je crois que la RDC est en train de faire des efforts. Il y a une volonté politique d’accélérer le processus », a-t-elle rassuré. Parmi les efforts de la RDC, figurent la création en 2016 de la CISTMA et l’adoption de son plan opérationnel en 2019.
Le système de suivi et de remédiation du travail des enfants est un outil de politique de la RDC. Mais la mission a été confiée à l’OIT. Dina BUHAKE