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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
La lame de fond populaire anti EAC s’amplifie
Pas la peine de sonder l’opinion kivutienne sur la Force régionale estampillée EAC. Des preuves de rejet de ce contingent abondent. Après moult manifestations contre l’EAC à Goma, c’est le tour de Bukavu d’entrer en transe via une journée » ville morte« . Une action de rue à double spectre.
D’une part, protester contre le Rwanda et sa rébellion- écran dénommée M23. D’autre part, dénoncer l’inaction frisant la duplicité des troupes de l’EAC. Cette force régionale qui fonctionne en mode » circulez, il n’y a rien à voir« . Ce contingent dirigé par un général kenyan qui se comporte davantage en force d’interposition qu’en troupe d’intervention laissant ainsi le M23 dans sa zone de confort.
C’est à se demander si la version française de la feuille de route de Luanda est la copie conforme à l’original rédigé en anglais. C’est à se demander si, vu des capitales anglophones de l’EAC, Luanda ne sert que de paravent à un agenda caché connu de seuls initiés. En somme, tout se passe comme si Kinshasa a adhéré à une organisation sous régionale dont il ne maîtrise pas les codes.
C’est sans doute là le hic. Même s’il est évident que de par sa géographie, la RDC a vocation à appartenir à plusieurs parties du Continent, il n’en demeure pas moins vrai que l’adhésion à un regroupement sous régional devrait être l’aboutissement d’une réflexion approfondie au niveau des instances compétentes – officielles et citoyennes- du pays.
On ne peut pas soutenir qu’il en ait été le cas pour l’EAC. Sinon, une contre-expertise géopolitique et sociologique aurait conduit à l’adage latin » Festina lente ». A savoir que le Pouvoir allait se hâter lentement sur le front de l’adhésion. Pourquoi s’être précipité de faire partie d’ une organisation dont le gros de membres n’ a jamais été prompt à condamner l’agression rwando-ougandaise depuis sa genèse ? Pis, nombre de sociétaires de cette communauté d’Afrique de l’Est ont des populations qui, ethniquement parlant, se sentent plus proches de ceux qui ont fait le choix des armes depuis un quart de siècle contre la RDC.
Ce qui est tout le contraire des pays de la SADC (Afrique australe) et de la CEEAC, version Afrique centrale stricto sensu. Les premiers sont même intervenus au seuil de l’agression de 1998 pour aider la RDC à garantir son intégrité territoriale.
Le rejet de l’EAC par les Congolais de la ligne de front devrait au minimum amener le Gouvernement à faire son aggiornamento par rapport à la place de la RDC au sein de cette organisation sous- régionale.
A moins d’ironiser, en paraphrasant le dramaturge allemand Bertolt Brecht, que le peuple a tort, il faut le supprimer. Or, si contrairement à ce que soutient Rousseau, le peuple n’a pas toujours raison, il a cependant toujours ses raisons.
En l’occurrence, la majorité silencieuse du Kivu, épicentre de la résistance contre l’agression-occupation, sait pourquoi elle protesté contre l’EAC. L’écouter, façon « Je vous ai compris », serait la moindre des exigences en…démocratie. José NAWEJ