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Mercredi 26 janvier 2022 - 06:50

« La fiabilité et viabilité des médias pour les consolider et en faire des entités fortes professionnellement et indépendantes financièrement »

Mot de circonstance du Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement. Kinshasa, le 25 janvier 2022

Mesdames, Messieurs les journalistes, professionnels des médias,

Mesdames, Messieurs, Tout protocole observé,

Grande est ma joie de voir ce jour venir.

Ce jour qui a tant mobilisé d’intelligences et d’énergies.

Ce jour où la République est prise à témoin pour l’amorce du changement de l’écosystème de nos médias.

C’est un jour historique pour la presse. Parce qu’il arrive près de trois décennies plus tard pour réunir à nouveau tous les acteurs de l’écosystème médiatique afin d’évaluer le chemin parcouru et scruter l’avenir avec des idées d’ensemble.

Il marque aussi le début d’un dialogue inter-générationnel entre ceux qui ont été aux premières heures de la profession, qui l’ont vue évoluer, et ceux qui la pratiquent aujourd’hui, à l’ère du numérique qui a totalement révolutionné les métiers.

Excellence Monsieur le Président de la République, votre présence en ce lieu, témoigne de votre engagement, plusieurs fois manifesté, de voir émerger en République Démocratique du Congo une presse libre et responsable.

Il y a trois ans, au moment de votre prise des fonctions, vous vous étiez engagés à  faire la promotion de la presse et des médias en vue d’en faire un véritable quatrième pouvoir dans la logique du système de «checks and balances.»

Nous pensons que la tenue de ces assises vous offrira la voie indiquée pour atteindre cet objectif vital pour notre démocratie.

Entre les pionniers d’hier et les pratiquants d’aujourd’hui, il y a eu beaucoup d’évolution.

Sur le plan politique, d’un pouvoir monolithique et autocentré, on est passé à un pouvoir démocratique. Mais entre-temps, le cadre légal qui nous régit date de juin 1996, lui-même, résultat des états généraux de l’époque. Il est donc dépassé.

Aujourd’hui, c’est de nos téléphones que nous lisons des journaux dont les copies physiques sont de moins en moins touchées.

Ces deux exemples illustrent l’impérieuse nécessité de rapidement «refonder» l’écosystème médiatique à travers notamment une adaptation profonde non seulement des textes qui le régissent mais aussi des pratiques.

Excellence Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs,

Durant les préparatifs de ces assises, j’ai eu des discussions avec tous ceux qui, à un moment, ont incarné la profession par le passé et ceux qui l’incarnent aujourd’hui. J’ai eu souvent l’impression que nous ne parlions même pas d’une même profession.

L’exercice du métier en 2022 ne ressemble en rien à celui qu’il était en 1970, en 2000 ou encore en 2010 et pourtant les principes sont restés les mêmes.

De ces échanges, j’ai noté des différences qui sont plutôt liées au contexte politique, économique et technologique. Ils ont sensiblement influencé l’exercice du métier. Le journalisme ne peut plus être le même que dans un contexte d’une seule station radio et chaîne de télé, d’une dizaine des journaux. Nous comptons aujourd’hui d’innombrables stations de radios, de chaînes de télé, des centaines des journaux et magazines, des médias en ligne sans oublier les réseaux sociaux qui ont libéré la parole.

Avec un smartphone n’importe qui est en mesure de filmer un évènement, d’en rendre compte et de le partager via les différents réseaux sociaux. A partir de cet «exploit» que permettent les nouvelles technologies, la tentation voire l’illusion de s’autoproclamer «journaliste » est grande.

Beaucoup, par les temps qui courent, n’y résistent pas. La technologie aidant, tout le monde peut donc diffuser urbi et orbi des messages, des images – y compris des scoops – à l’attention du grand public. Mais cela ne confère pour autant pas le statut de journaliste. Car, une nouvelle ne devient véritablement information que lorsqu’elle est endossée par un média.

Dans cette assemblée que nous avons voulu représentative, nous nous donnons pour mission de rattraper l’évolution du temps et d’être en mesure de baliser la voie pour l’avenir de ce métier en constante progression.

Les travaux préparatoires de ces assises, pilotés par le Comité Scientifique et dont les conclusions vous ont été présentées, nous ont permis de sérier les thématiques et élaborer les termes de référence des avant-projets des textes que nous soumettrons aux débats en plénière.

Excellence Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs,

La thématique centrale choisie : « médias congolais : quelles perspectives à l’ère du numérique face aux défis du développement durable ? » nous place au cœur de notre action, comme corps, devant les enjeux auxquels le pays fait face.

Nous voulons donc nous interroger sur ce que nous sommes devenus en ce temps du numérique et sur ce que peut être notre apport pour relever les défis du développement durable dans un pays présenté comme pays solution.

Ces questions refondatrices ont porté sur :

1.      La fiabilité et viabilité des médias pour les consolider et en faire des entités fortes professionnellement (éthique et déontologie) et indépendantes financièrement ;

2.      L’actualisation et la mise en cohérence des textes légaux et règlementaires pour engager des réformes profondes en vue d’assainir l’espace médiatique et l’adapter aux impératifs des nouvelles technologies.

Dans une dynamique d’ensemble, nous allons nous acquitter de l’obligation d’enrichir les avant-projets de textes relatifs notamment à :

–        La Loi sur l’exercice de la liberté de la presse. Cette loi mère est le résultat des états généraux de 1995 qui ont proposé des modifications de la loi de 1981. Aujourd’hui, une nouvelle modification s’impose pour donner le cadre légal à l’existence des médias en ligne, des radios communautaires, etc.

–        La Loi sur le statut du journaliste congolais. Au regard des dérapages constatés dans le chef de certains journalistes, la faiblesse des structures de régulation et d’autorégulation d’aucuns nous poussent à penser, comme c’est le cas pour les Avocats, à créer un Ordre des journalistes Congolais avec une Commission de discipline qui se chargera de gérer les dérapages constatés dans l’exercice du métier ;

–        La dépénalisation des délits de presse, j’y reviendrai ; et

–        La Loi sur l’accès à l’information publique. Des propositions faites vont également dans le sens de la mise en place d’une instance indépendante chargée de veiller à l’application effective de cette loi et coordonner les activités au niveau des institutions publiques pour que toutes les sources soient accessibles.

3.      La politique nationale de communication pour s’inscrire dans la dynamique stratégique visant le développement des médias en RDC. Elle constitue, pour le Gouvernement et pour les professionnels de médias, un instrument d’orientation stratégique et de mobilisation des ressources en faveur du développement dans le domaine de la communication et médias en vue de l’émergence d’un nouveau narratif sur la République Démocratique du Congo.

Elle fixe la ligne à suivre et les limites à observer pour que dans l’exercice de la profession, on protège toujours les intérêts liés à la sécurité et au développement du pays.

Ce vide constaté par tous les acteurs du secteur de la communication et des médias sera comblé par un texte dont l’avant-projet disponible a été élaboré peu avant le début de ces travaux avec nos experts les plus éminents. Il sera soumis à l’approbation du Gouvernement à l’issue de ces assises.

L’option du moratoire sur la délivrance de la Carte de Presse a été préconisée au terme de ces réflexions préparatoires. L’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), inspirée par cette recommandation, en a anticipé la mise en œuvre en prenant des mesures conservatoires pour renforcer les conditions d’octroi de la Carte, l’application des sanctions pour plus de discipline et d’autorégulation.

C’est ici aussi le lieu de reconnaître que les structures de régulation et d’autorégulation n’ont jusque-là pas pu faire véritablement preuve d’efficacité tant dans le contrôle des contenus que dans la gestion des dérapages constatés.

L’une des questions cruciales de notre temps, c’est aussi la lutte contre les fakes news.

La sécurité des journalistes et l’avenir des médias publics font également partie des thématiques qui seront abordées, avec des praticiens, tout à l’heure au cours de notre séminaire inaugural. Elles seront enrichies dans le cadre de nos échanges en commissions en vue de nous permettre de jeter les nouvelles bases pour l’exercice du métier.

Excellence Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs,

Il existe un débat au sein de la profession depuis plusieurs mois. Il porte sur la dépénalisation. Faut-il poursuivre ou arrêter un journaliste pour des propos tenus dans l’exercice de son métier et qui affectent la réputation d’une personne morale ou physique ?

Sans entrer dans un débat de droit, je note, par exemple, l’idée qui a émergée au sein de la corporation que la dépénalisation devrait concerner la réduction de taux de peine. Cela impliquerait l’instauration de dédommagement en lieu et place de l’emprisonnement pour des infractions telles que la diffamation et l’outrage envers les autorités publiques.

Les incitations à la haine tribale et à la haine ethnique, l’apologie de certaines valeurs négatives ne devraient pas être concernées par cette dépénalisation. Il est hors de question de tolérer des discours de haine qui récusent la richesse de notre diversité culturelle et nient tant les valeurs démocratiques.

En attendant la suite à donner à cette idée de réforme, une des options préconisées vise la prise d’un moratoire sur les faits infractionnels commis par les journalistes, dans la perspective de la dépénalisation des délits de presse.

A ces travaux, nous devons honnêtement nous regarder dans les yeux et nous interroger sur notre sens de responsabilité et notre professionnalisme, préalable

à       toute dépénalisation. Il est aussi question de protéger la vie privée et les libertés des autres.

Mesdames et Messieurs,

Loin d’un effet de mode, la tenue de ces états généraux de la communication et des médias vient se poser comme cadre de réflexion et d’interrogation qui doit permettre de confronter les idées, les styles et les écoles pour ensemble dégager des modèles de médias, de journalistes et de professionnels de la communication qu’il nous faut en vue de répondre aux besoins d’informer, d’éduquer, de divertir et de communiquer pour éclairer la lanterne de notre peuple.

Qui est journaliste et qui ne l’est pas ? Quelle est la limite entre les faits et les opinions ?

Que faire pour construire la viabilité de nos organes de presse?

Comment faire face aux défis technologiques pour ne pas rater la mutation ?

Que faire pour que les journalistes d’hier et ceux d’aujourd’hui parlent le même langage dans un environnement où les outils de travail ont radicalement changé alors que l’intérêt d’informer est resté le même ?

Comment la société apprécie-t-elle la production des professionnels des médias pour son évolution ?

Quel est le rôle de l’Etat congolais dans ce processus ?

Comment pourrait-il bénéficier de l’accompagnement des médias dans la marche vers le développement de notre pays?

Ces états généraux de la communication et des médias se justifient amplement par l’urgence existentielle d’arrimer notre paysage médiatique aux enjeux actuels.

Ils rappellent au journaliste, lui-même, la nécessité de se remettre en question et sécuriser le journalisme, sa profession. Car, face au flot des nouvelles et l’apparition de nouveaux acteurs donneurs de nouvelles, il se crée parfois une confusion entre les professionnels et ceux qui s’apparentent aux journalistes.

Oui, nous en parlons et le déplorons depuis des décennies. Mais si nous continuons à être complaisants dans l’octroi de la Carte professionnelle, dans la régulation et l’autorégulation, le phénomène dit « moutons noirs » a encore une longue vie devant lui.

Il est donc temps de stopper ce festival d’auto-proclamation de journalistes et de repenser nos méthodes !

Permettez-moi de saisir cet instant de remise en question pour rappeler à toute la corporation, ici valablement représentée, que notre dénominateur commun, c’est aussi la lutte contre la pauvreté.

Il ne peut y avoir une presse économiquement prospère tel un ilot, dans un océan de misère.

Cette situation nous oblige de contribuer, chacun à son niveau, à lutter sans relâche ni complaisance, contre la pauvreté qui nous ronge.

Dans ce contexte et conformément à la vision du Président de la République, et suivant les orientations du Premier Ministre, l’action de mon Ministère vise également à construire des ponts entre la presse et l’Etat pour relever ensemble ce défi.

Oui ! Ensemble, nous avons ouverts ce chantier pendant les travaux préparatoires de ces assises. Nous allons ériger la fondation au terme de ces travaux. Et faire évoluer les murs jusqu’à l’achèvement de la construction avec les textes légaux et règlementaires adaptés mis en application.

Je suis certain qu’avec la volonté politique manifeste de Son Excellence Monsieur le Président de la République et l’implication de tous dans ce processus déterminant, nous y arriverons avec succès.

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes appelés à faire émerger un nouveau narratif sur la République Démocratique du Congo et à nous réapproprier l’initiative de la communication sur notre pays. Les nouvelles du Congo doivent d’abord être annoncées par des médias congolais.

Le nouveau narratif est ce défi national qui devrait nous réunir tous, au-delà de nos sensibilités, pour nous assurer qu’au-delà de nos combats contre l’insécurité, la pauvreté et l’injustice qu’on donne de plus en plus de place pour la résilience dont nous faisons montre. Et ce, dans tous les domaines.

Je suis convaincu que le Congo serait vu différemment si les médias focalisaient plus d’attention sur les initiatives de nos jeunes tant sur le plan scientifique, culturel que sportif.

Moteur du développement du redressement national et antidote au « Congo Bashing », le nouveau narratif doit être compris et porté par tous sans tendances. Car, il s’agit d’abord de faire gagner le Congo.

Excellence Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs,

Nous n’avons pas la prétention d’avoir des réponses à toutes les questions indiquées ci-haut comme par une baguette magique. C’est pour cela que nous avons voulu nous en remettre à cet échantillon représentatif des professionnels des médias pour esquisser ensemble des solutions qui nous permettront de redorer notre profession.

De toute l’histoire, partant des assises de 1970 qui ont jeté les ferments de la Loi de 1981 en passant par les états généraux de la presse tenus en 1995 et au Congrès de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) de 2004, nous retenons qu’il y a eu de bonnes résolutions mais leur mise en œuvre a été faible ou presqu’inexistante.

Cela devrait nous servir de leçon pour que nous agissions de manière à sortir de ce cercle vicieux.

Sous votre impulsion en tant que Garant du bon fonctionnement des Institutions, nous sommes convaincus que la ligne que vous tracez, ce 25 janvier 2022, marquera la rupture d’avec les faiblesses du passé et nous obligera à œuvrer en faveur d’une meilleure exécution des recommandations qui découleront de ces états généraux de la communication et des médias.

Nous soumettrons au Premier Ministre l’idée de la création d’une Commission multipartite qui sera chargée du suivi et de l’évaluation de l’implémentation des résolutions des états généraux de la refondation du secteur de la communication et des médias.

Mesdames et Messieurs,

On ne peut parler médias et communication à l’ère du numérique sans parler des fakes news. En effet, l’avènement des réseaux sociaux, la vitesse de la circulation des informations, avec notamment les fakes news, prennent de court tous les Gouvernements du monde. La seule parade face à cela, c’est l’obligation de la transparence.

A l’inverse, la diffusion des informations non vérifiables et peu fiables peut engendrer davantage de drames dans un monde en quête de résilience. Face aux menaces qui peuvent planer sur la liberté des journalistes et des médias, seul le professionnalisme reste le bouclier.

Et pour mieux contrer le danger des fake news, le Gouvernement de la République, sous la direction du Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde a pris la résolution de se mettre au diapason.

En date du 24 décembre 2021, le Gouvernement a adopté la nouvelle Charte graphique, d’une part ; projet que j’ai conjointement présenté avec mon collègue Ministre du Numérique ; et le Portail du Gouvernement qui constituera la principale source d’informations sur les activités gouvernementales.

Actuellement, nous nous occupons de son implémentation qui passe par l’uniformisation de tous nos documents, à la certification de nos comptes sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, etc.) Car, l’accès à des sources authentifiées est un des éléments clés dans la lutte contre les fakes news.

Autant notre Gouvernement entend entrer de plein pied dans cette révolution digitale, autant elle entend réformer les entreprises des médias sous sa tutelle, en l’occurrence la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), jadis considérée comme tam-tam d’Afrique, l’Agence Congolaise de Presse (ACP) comme premier fournisseur d’informations dans notre pays et le Réseau National de Télécommunications par Satellite (RENATELSAT) qui connecte cet immense pays.C’est ainsi que nous avons choisi de soumettre la question de l’avenir des médias publics dans nos discussions pour que les avis des professionnels et experts enrichissent les propositions de la touche qu’il faut pour que ces médias publics améliorent qualitativement leur rendement.

Excellence Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs,

L’un des défis auxquels fait face mon Ministère c’est l’identification et le dénombrement des médias. Aujourd’hui, je dois reconnaître une faiblesse de mon héritage dans ce Ministère, celle de l’inexistence d’un répertoire de tous les médias opérant en République Démocratique du Congo. L’arrivée des médias d’information en ligne complique davantage cette donne en ce qu’en l’état actuel, ils ne sont régis par aucun texte légal.

La maitrise de ces effectifs permettrait au Gouvernement de mieux implémenter sa politique dans ce secteur vital et de mieux étudier la faisabilité des subventions à accorder à la presse.

Nous y travaillons et nous comptons sur la collaboration de tous.

Chers professionnels des médias,

Avant de clore mon propos de ce jour, je voudrais saluer la résilience dont vous faites montre et votre engagement à continuer d’informer notre peuple. J’ai l’avantage d’être un des vôtres. J’espère que nous saisirons tous cette opportunité pour qu’ensemble, au-delà des défis indiqués ci-haut nous puissions définir les lignes qui vont révolutionner notre secteur.

Je voudrais aussi rappeler à votre attention l’interpellation du Président de la République faite dans son message du 3 mai 2019 à l’occasion de la Journée Internationale de la Presse.

Autant vous avez, en tant que quatrième pouvoir, des droits qui méritent d’être protégés, autant vous avez des devoirs éthiques et déontologiques à respecter dans l’exercice de ce noble métier.

Dans cet environnement médiatique à assainir, il vous revient de vous distinguer professionnellement pour accompagner utilement la mise en œuvre des réformes qui seront bientôt mises en œuvre.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Une chose est d’organiser ces assises et d’en dégager des recommandations, mais une autre et plus importante est celle de leur mise en œuvre.

Je voudrais ici compter sur la contribution de notre Parlement, ici représenté par les Présidents des deux Chambres, pour la programmation et l’examen, au cours la prochaine session ordinaire, des textes législatifs qui sortiront de ces assises pour nous permettre de rattraper le temps en engageant des réformes.

Je tiens à renouveler mes remerciements à tous ceux qui prennent part à ces travaux et qui, avec vous, écriront en lettres d’or une nouvelle page d’histoire des médias congolais.

Je vous remercie.

Patrick MUYAYA KATEMBWE

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement

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