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La cité de Luozi sous les eaux depuis plusieurs semaines !
* Le beach d’accostage en voie d’être délocalisé à titre provisoire.
La cité de Luozi, située d’Est en Ouest, du fleuve Congo, ainsi que ses environs immédiats sont inondés depuis plusieurs semaines. Les eaux ont atteint un niveau très inquiétant. Le beach de Kimbemba, à la rive gauche et celui de Kimpungu, à la rive droite sont sous les eaux. Conséquence, on déplore plusieurs dégâts matériels (toitures emportées, meubles, matelas et autres matériels domestiques abîmés…), des centaines d’habitations sont quasiment englouties sous les eaux en furie, plusieurs autres s’écroulent comme des châteaux en Espagne, par don au Congo…. Les inondations sont également signalées au village Kimbemba, construit aux abords du fleuve Congo. Les quartiers 1 et Kimpungu sont particulièrement touchés. L’accostage du bac-moteur est devenu très difficile, les deux ponts reliant le quartier Kimpungu et le reste de la cité sont inondés. La population désemparée, vivant pour la première fois un tel phénomène, croit la fin du monde proche !
en furie depuis plusieurs semaines
Le fleuve Congo est en furie depuis plusieurs semaines. Ses eaux ont dépassé le niveau tolérable. Et elles ne cessent de monter chaque jour qui passe, faisant croître l’inquiétude de la population. Aujourd’hui, les abords du fleuve sont tous engloutis. Même la passerelle qui mène à l’usine de captage d’eau de la Regideso à l’affluent Nlenda n’est pas épargnée.
Le niveau des eaux du fleuve ont atteint la rivière Luozi, un cours d’eau qui traverse la cité de Luozi avant de se jeter dans ce fleuve. Incapable de contenir toute cette quantité d’eau, la rivière Luozi sort de son lit en déversant le trop-plein à la cité. Conséquence, les deux ponts qui enjambent ce cours d’eau sont sous les eaux. Par conséquent, il est difficile d’accéder aux deux grandes parties composant le chef-lieu du territoire éponyme : quartier Kimpungu à l’est de Luozi après la traversée du fleuve, et le reste de la cité de Luozi. Pour accéder à l’un ou à l’autre côté de la rivière Luozi, les Luoziens se servent des pirogues. Les piétons doivent débourser 600 FC et les motocyclistes 4.000 FC pour aller et retour.
DES RIGOLES DEVENUES DES RIVIERES
Ce n’est pas tout. Toujours à sec même s’il a plu, les rigoles qui traversent certains quartiers de cette cité sont devenues des rivières entières. Ce qui demeure dans la mémoire des habitants de Luozi un phénomène jamais vécu ! Pour certains Luoziens, la fin du monde n’est plus loin.
Selon notre source, la situation est telle qu’une porcherie située au quartier Kimpungu, non loin du très célèbre Institut technique professionnel (ITP) Kimfuzi est aujourd’hui sous les menaces permanentes des crocodiles attirés par l’odeur de la chair et les grognements de cet animal tant prisé par ces gros reptiles carnivores.
l’accostage du bac s’est compliqué
Le malheur ne venant jamais seul, la crue des eaux du fleuve vient compliquer l’accostage du bac-moteur, alors qu’en temps normal, la situation est loin d’être bonne .En effet, l’accostage du bac de Luozi a toujours constitué des soucis aux véhicules…Par conséquent, il est prévu la délocalisation provisoire derrière la paroisse catholique Notre Dame de Fatima. La source rapporte que le mercredi 27 décembre, le bac a effectué quelques tours à l’affluent dénommé 16/14 pour tenter de déterminer un endroit approprié où placer provisoirement le nouveau beach en attendant que les choses redeviennent à la normale. Notre source précise que l’endroit approprié se situerait vers l’affluent de la rivière Luozi vers la prison de Luozi, entre le nouveau pont et le fleuve.
TROIS DOSSIERS BRULANTS EN DEVAFEUR DE L’AT DE LUOZI
La situation malheureuse de Luozi intervient sur fond d’un climat de tension larvée entre la Société civile et l’Administrateur du territoire, Ngoma Losa Alfred. A charge du numéro un du territoire cher à Ne Muanda Nsemi, d’heureuse mémoire, renseigne la source, trois dossiers. Primo, le déplacement par le numéro un du territoire de Luozi au rond-point Ngandu, à un jet de pierre du stade Bidimio, des roues de la caravane de Morton Stanley de Kilemba (camp résidentiel des autorités politico-administratives, sans l’avis de la Société civile. Secundo, la coupe sous son autorisation, de la quasi-totalité d’arbres d’acacias plantés dans le préau du bâtiment administratif du territoire de Luozi par un certain Ndompetelo, alors chef du service de l’Environnement et Conservation de la nature à l’époque. Les recettes de la vente de tous ces bois aux fabricants de la chaux auraient pris une autre direction que celle du Trésor public. Faute de trouver une réponse satisfaisante à sa préoccupation, la population menacerait de manifester.
La Société civile frustrée
Frustrée, la Société civile a convoqué une réunion de circonstance le mercredi 27 décembre afin de ramener à la raison le représentant du chef de l’Etat dans le territoire de Luozi. Mais faute de quorum, la rencontre n’a pas pu avoir lieu, précise la source. L’AT de Luozi, apprend-on, serait préoccupé par les préparatifs des funérailles de Ne Muanda Nsemi et la montée effrénée des eaux du fleuve Congo.
Pris entre plusieurs dossiers plus brûlants les uns que les autres, Alfred Ngoma Losa a raison de privilégier l’essentiel. Quitte à donner une suite favorable aux trois dossiers qui constituent la pomme de discorde avec la Société civile. Kléber KUNGU