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Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
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Kinshasa prépare la revue d’octobre avec les experts du FMI
La Première ministre Judith Suminwa a présidé, hier mercredi, une importante réunion de travail aux côtés des ministres des Finances et du Budget, consacrée à la mission préparatoire du Fonds monétaire international (FMI) en République démocratique du Congo. Une étape décisive à quelques semaines de la revue d’octobre du programme économique, conclu en janvier dernier.
Au cours des échanges, les experts du FMI ont salué la résilience de l’économie congolaise, malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et une forte pression sur les dépenses sociales. Les indicateurs actuels offrent néanmoins un signal positif : la croissance devrait atteindre 5,5 % en 2025, tandis que l’inflation, longtemps galopante, a été ramenée sous la barre des 8 %, contre 25 % il y a seulement deux ans.
Mais, la route reste exigeante. La mission préparatoire a mis en lumière la nécessité de trouver un équilibre délicat entre la stabilité macroéconomique et le financement des priorités nationales, notamment dans les secteurs de la sécurité, de la santé et de l’éducation.
Pour la cheffe du Gouvernement, cette collaboration étroite avec le FMI reflète la détermination de l’Exécutif à consolider l’embellie macroéconomique, tout en préservant la cohésion sociale. «La discipline budgétaire doit aller de pair avec la réponse aux urgences nationales», a résumé une source proche de la réunion.
La revue d’octobre s’annonce ainsi comme un test majeur de la capacité du pays à maintenir la confiance de ses partenaires financiers internationaux, tout en affirmant sa souveraineté dans les choix du développement.
Jérémie ASOKO