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Kinshasa envisage de raccourcir le délai de retrait de la Monusco
*Selon le ministre de la Communication et Médias, il y a rupture de confiance. Et de ce fait, le départ des troupes onusiennes de la RDC, initialement convenu en 2024, va faire l’objet d’une réévaluation.
Un groupe de travail élargi à la société civile va être convoqué très rapidement pour réévaluer le plan de retrait de la Monusco de manière à raccourcir le délai qui avait été initialement convenu. A savoir que les dernières troupes de l’ONU quitteraient le sol congolais en 2024.
Cette réévaluation de la stratégie de départ de la Monusco, voulue par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, rencontre les attentes de la population et obéit à la déclaration d’aveu d’impuissance faite par le porte-parole de la Monusco.
C’est ce qui ressort du spécial briefing de presse animé conjointement hier mardi 2 août par les Ministres de l’Industrie Julien Paluku, des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale, Modeste Mutinga, et de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Cette conférence conjointe portait sur le rapport de la Commission Spéciale du Gouvernement sur les récentes manifestations de colère contre la MONUSCO au Nord-Kivu et Sud-Kivu, et sur les mesures envisagées par le gouvernement.
Membre de la délégation gouvernementale dépêchée par le Chef de l’État à Goma en tant que notable pour évaluer la situation sécuritaire, le ministre de l’Industrie est revenu sur la mission diligentée par le gouvernement après les récentes manifestations de colère contre la Monusco.
« Cette mission, rapporte-t-il, a quitté Kinshasa le 29 juillet dernier. Elle devait évaluer les conséquences de violentes manifestations qui ont eu lieu à Goma contre la Monusco» a-t-il indiqué.
Le bilan de ces violences, indique Julien Paluku, fait état de «36 morts, dont 13 à Goma, 13 à Butembo dont 4 casques bleus, 4 morts à Uvira, 3 morts à Kanyabayonga, et 3 morts à Kasindi. À cela s’ajoute près de 170 blessés dénombrés», précise le gouverneur honoraire du Nord-Kivu.
Toutes les couches de la population étant consultées, à savoir la société civile, les mouvements citoyens, les confessions religieuses, les femmes, les jeunes, la délégation gouvernementale a témoigné la solidarité de Kinshasa avec les familles affligées.
Puis, l’équipe est revenue dans la capitale avec des propositions de la base qui exige la fin immédiate de la mission des Nations Unies, ainsi que la réaction des membres du gouvernement à ces incidents.
Selon Paluku quatre éléments justifient le retrait de la Monusco: «Toutes ces manifestations arrivent dans un contexte de guerre qui ne se termine pas durant au moins trois décennies et la population considère la Monusco comme acteur majeur. La population ne sait pas comprendre comment la Monusco pendant tout ce temps n’est pas en mesure d’aider le gouvernement à en découdre avec cette guerre.
Toutes les personnes consultées ne sentent plus l’appui de la Monusco aux FARDC comme ce fut le cas en 2013 ; La déclaration fracassante du porte-parole de la Monusco considérée comme un aveu d’impuissance par la population ; Pour la population, cette déclaration prouve la fin de la présence de la Monusco en RDC».
Organisation des obsèques
Modeste Mutinga, ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale a loué la sagesse et la perspicacité du Chef de l’État et du Premier Ministre. Il a rassuré la population de l’assistance du gouvernement apportée aux victimes, notamment les familles éplorées et les blessés des incidents. «Il y a eu une assistance pour les organisations des obsèques tant à Goma, tant à Butembo», a-t-il précisé.
Modeste Mutinga a, par ailleurs, déclaré que les efforts restent tout de même à faire afin que Kinshasa poursuive les efforts d’assistance aux populations victimes des incidents.
Pour sa part, Patrick Muyaya, ministre de la communication et médias, a déploré les graves incidents de Kasindi et a affirmé que les responsables qui y étaient impliqués, ne feront plus partie de la MONUSCO.
«Le mandat principal de la MONUSCO, c’est la protection des civils. On ne peut pas accepter que les casques bleus tirent à bout portant et de sang froid sur la population qu’ils sont censés protéger», a-t-il déploré. Didier KEBONGO