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Kimpese à feu et à sang depuis trois jours
La cité de Kimpese est à feu et à sang. La journée ville morte décrétée dans la cité de Kimpese le lundi 29 janvier courant par la Société civile a pris une autre tournure, plus violente et plus meurtrière. Prévue pour une seule journée, elle est aujourd’hui à son troisième jour, charriant morts, casses des biens matériels… Elle semble ne pas s’arrêter en si bon chemin. Trois jours après, le bilan est fort lourd : six morts dont 2 civils, 3 policiers et un collaborateur de la police, ainsi qu’une douzaine de blessés par balles, dont trois graves.
D’aucuns n’ont cru qu’elle allait prendre plus de jours que prévu, dégénérer en violence cette journée ville morte que la Société civile de Kimpese a décrétée le lundi 29 janvier pour protester contre l’insécurité grandissante prévalant dans la cité de Kimpese depuis plusieurs mois, à plus de 200 km à l’ouest de Kinshasa.
Ce mercredi 31 janvier, elle vient d’accomplir trois jours. Alors qu’on l’a cru pacifique, la journée ville morte a dégénéré en devenant plus violente et plus meurtrière. Se sentant abandonnée par les autorités auprès desquelles elle ne cessait de se plaindre sur l’insécurité, la population de Kimpese est en train de se faire justice en s’attaquant à toute personne, civile ou agent de l’ordre, soupçonnée d’être de collusion avec les kuluna, à la base d’une criminalité dans une cité jadis paisible , où il faisait bon vivre.
Aussi, apprend-on, que trois policiers ont fait les frais de leur collaboration présumée avec les malfrats. La maison du major Zizi de la Police de circulation routière a été incendiée avant d’être pillée par une population en colère.
DES RESIDENCES DE CERTAINS POLICIERS SACCAGEES ET INCENDIEES
Au quartier 3, les manifestants ont saccagé la résidence et son bar du commandant Makiese. Deux autres policiers au quartier 4 Madiadia ont été lynchés à mort hier mardi 30 janvier par une population déterminée à se rendre justice. L’hôtel Maboko, situé vers le camp La Police, précisément à l’école et qui appartiendrait au policier Maboko a subi également les conséquences de l’ire des Kimpesois.
C’est sur ces entrefaites qu’a débarqué à Kimpese hier mardi 30 janvier le général Israël Kantu Bakulu, commissaire divisionnaire provincial adjoint. Il a présenté les condoléances aux familles endeuillées ainsi que le soutien moral à celles dont les proches sont blessés et internés dans des structures sanitaires.
LE TRAFIC ROUVERT A LA CIRCULATION
Il a en outre appelé la population au calme et à mettre de l’eau dans son vin pour que la paix puisse revenir dans la cité de Kimpese, à rouvrir la route pour que la circulation puisse reprendre normalement. Le général Israël Kantu, à qui la population a remis la liste des agents de l’ordre soupçonnés d’être de mèche avec des kuluna, a enfin demandé à cette même population de dénoncer sans sentiment, ni état d’âme, encore moins esprit de revanche toute personne qui sème l’insécurité à Kimpese. Il a promis de permuter tous les policiers ayant accompli plusieurs années à Kimpese
Selon une source locale, le trafic sur la nationale n°1 à Kimpese a été ouvert à la circulation depuis 21 heures, après avoir été perturbé pendant plusieurs jours.
Aujourd’hui, apprend-on, la population ne jure que par le départ de l’Administrateur du territoire et des membres du Conseil de sécurité de Songololo.
Il est temps que les autorités provinciales se penchent sérieusement sur ce dossier pour trouver la solution au problème d’insécurité ayant élu domicile à Kimpese, avant qu’il ne soit trop tard. Feu le général Mahele Lioko avait dit en son temps : « Quand les services de sécurité n’arrivent pas à mettre fin à la criminalité, c’est que les criminels se cachent dans les servicess de sécurité ».
A peine entrés en fonction, les députés provinciaux et nationaux du Kongo Central, du territoire de Songololo en particulier, ont du pain sur la planche. Kléber KUNGU