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Kigali accuse les FARDC d’avoir tiré des roquettes sur le territoire rwandais
Le Rwanda a accusé hier les FARDC d’avoir tiré des roquettes sur son territoire dans le district de Musansi, proche de la frontière de la RDC. D’après Kigali, ces tirs ont causé plusieurs blessés et endommagé plusieurs habitations. Le Rwanda exige, dès lors, une enquête. Ainsi, saisit-il, le Mécanisme de vérification élargi de la Conférence Internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL), l’organisme de la région des Grands Lacs habilité à mener des enquêtes pour ce genre de situation.
Toutefois, le Président Paul Kagame a promis d’échanger incessamment avec les autorités congolaises. Jusqu’hier, les FARDC n’avaient pas encore réagi sur ces accusations du Rwanda. De toute évidence, ce qu’il faut, c’est l’enquête du Mécanisme de vérification élargi de la CIGRL pour qu’on puisse connaître la vérité. Car, rien ne dit que des roquettes tirées de la RDC sont tombées sur le territoire rwandais en faisant des dégâts matériels et humains, comme Kigali l’affirme.
La RDC n’est pas en guerre contre le Rwanda. On ne voit donc pas dans quel intérêt les FARDC lanceraient, de manière délibérée, des projectiles sur le territoire rwandais.
Cette affaire arrive dans un contexte de résurgence des rebelles pro-rwandais du M-23 qui ont repris les combats dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, avec des attaques contre les FARDC et les casques bleus de la Monusco.
On sait que le M-23, c’est le Rwanda. Même si, du côté de Kigali, on continue à se répandre dans des dénégations, malgré les évidences. La difficulté avec le Mécanisme de vérification élargi de la CIGRL, c’est qu’il est très lent dans ses procédures d’enquête après saisine d’un Etat.
Autrefois, la RDC l’avait saisi plusieurs fois après avoir constaté la présence des troupes rwandaises sur le territoire congolais. Ce n’est pas au bout d’une semaine qu’on allait les trouver sur place, tout en sachant bien que les enquêteurs du Mécanisme de vérification de la GIRGL descendent sur le terrain. On peut espérer que, pour le cas du Rwanda, ils seront diligents. KANDOLO M.