Dernière minute
Société
Traduire en français : " Lifelo ata etondi place ya Satana ezalaka toujours réservée !" "Même si l'enfer est plein, la place de Satan est toujours réservée" C'est une expression souvent utilisée pour dire que chacun finira par répondre de ses actes, ou que certaines conséquences sont inévitables…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Le professeur Amine Laghidi a reçu dernièrement le Prix spécial du Sommet lors du Sommet de Trieste. Il devient ainsi le premier Marocain, le premier Africain et le premier Arabe à recevoir cette…
Nation
Kasaï : plus de 500 victimes d'une présumée escroquerie numérique liée à la plateforme JMO
Dans le territoire d'Ilebo, province du Kasaï, un scandale financier éclate en pleine période des festivités. Plus de cinq cents personnes se déclarent victimes d'une présumée escroquerie orchestrée à travers une plateforme numérique appelée JMO, dont les activités ont brutalement cessé ces derniers jours, plongeant des dizaines de familles dans le désarroi.
Selon les informations recueillies sur place, le secteur Sud Banga est le plus touché par cette opération douteuse. Des pères de famille, des jeunes entrepreneurs et des femmes commerçantes affirment avoir investi dans cette plateforme, certains jusqu'à leurs dernières économies, dans l'espoir de bénéficier de programmes de financement annoncés par JMO.
L'un des visages les plus pointés du doigt est celui d'une certaine Mme Christiana Pizzola, présentée comme manager de JMO. Selon les témoignages, elle aurait facilité la souscription des abonnés via des liens partagés massivement dans les groupes communautaires, avec la promesse d'accompagnements financiers, de formations et de coaching en entrepreneuriat.
Un site inaccessible, aucun signe de vie
Depuis plusieurs jours, le site web de la plateforme est inaccessible, laissant les utilisateurs sans aucune nouvelle, ni possibilité de retrait de fonds. Toute tentative de joindre les gestionnaires de JMO s'est révélée vaine. Mme Pizzola, elle, est injoignable, nourrissant davantage les soupçons de fuite ou de manœuvre frauduleuse.
Les victimes, regroupées spontanément en collectif, appellent les autorités judiciaires et sécuritaires à se saisir de l'affaire. Certaines sources locales estiment que JMO serait basée à l'étranger, notamment aux États-Unis, ce qui complique les démarches de traçabilité. Elles demandent également que des mécanismes de prévention et de régulation des plateformes numériques soient renforcés, afin d'éviter que d'autres citoyens ne tombent dans le piège.
Pour rappel, JMO promettait depuis janvier 2025 d'accompagner les entrepreneurs dans leur parcours en ligne, via un modèle économique basé sur les souscriptions et le parrainage. De nombreux habitants d'Ilebo y voyaient une opportunité de sortie de pauvreté et de relance économique locale. Aujourd'hui, c'est plutôt un sentiment de trahison et de désespoir qui domine.
Félix MULUMBA KALEMBA