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Justice: Constant Mutamba s’attaque aux dossiers «corruption»
*L’IGF s’est engagée à transmettre ces rapports dans un délai de 72 heures.
Le nouveau ministre de la Justice a confirmé sa position pour la lutte contre la corruption dans le secteur public. Constant Mutamba fait une entrée forte dans le concret, en instruisant, lundi 17 juin, l’Inspecteur général des Finances, Jules Alingete de lui transmettre «tous les dossiers des trois dernières années qui révèlent des cas de corruption et de criminalité financière, afin que le ministère de la Justice puisse les traiter».
«Nous avons été honorés par une audience avec l’autorité, qui est résolument engagée à intensifier la lutte contre la corruption, une initiative du Président de la République. Le ministre d’État, ministre de la Justice, souhaite faire de cette lutte un levier essentiel pour le progrès national», a déclaré Jules Alingete, inspecteur général des Finances, cité par l’Agence congolaise de presse, ACP.
«Il nous a instruit, à cet effet, d’agir avec diligence, notamment en transmettant tous les rapports des trois dernières années qui révèlent des cas de corruption et de criminalité financière, afin que le ministère de la Justice puisse les traiter», a-t-il ajouté.
Rapport attendu dans 72 heures
Il a souligné que l’Inspection générale des Finances s’est engagée à compiler ces rapports dans un délai de 72 heures pour les remettre à l’autorité compétente, avant de préciser qu’une série d’audits a été ordonnée par l’IGF, y compris l’audit des fonds alloués pour l’indemnisation des victimes de Kisangani.
«Une équipe d’inspecteurs financiers s’est déjà mise en route pour Kisangani afin de vérifier l’utilisation des fonds par l’établissement public «Frivao», chargé de leur gestion. Un audit est également en cours concernant les travaux de réhabilitation du Palais de la justice entrepris par la société «Pulvest», pour lequel nous fournirons tous les documents nécessaires : contrats, fonds débloqués, état d’avancement financier et physique des travaux», a indiqué Jules Alingete.
Lors de son premier discours sur l’état de la Nation devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, en 2019, le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait déclaré la guerre à la corruption. Et à l’occasion, le chef de l’Etat avait promis qu’il serait intraitable dans la lutte contre ce fléau.
Dans un pays comme la RDC, on ne peut pas se permettre qu’il y ait fuite d’argent pendant que les gens meurent. Les Congolais meurent tous les jours dans l’Est.
Regroupées dans un mouvement «Le Congo n’est pas à vendre», une dizaine d’ONG congolaises demandent n’arrête pas de damnder au président Tshisekedi d’afficher la rigueur de la sanction inconditionnelle contre les auteurs des détournements et de la corruption.
Pays riche en minerais (or, coltan, cobalt…), la RDC est présentée comme l’un des pays les plus pauvres du monde. La faute, en partie à une corruption intensive.
Didier KEBONGO