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"Luka kolia nayo, tika kombo nanga"
" Luka kolia nayo, tika kombo nanga ", traduisez ''Cherche ta survie, laisse mon nom'', prévient la rue qu'incarne le messager du jour. Pour un confrère avec lequel nous avons partagé cette sagesse, il s'agirait d'une femme plus encline à ce genre de polémique que l'homme plus occupé à chercher justement cette vie à laquelle le messager invite le destinataire de son message.
Nous n'avons aucune intention d'entrer dans la stigmatisation tant décriée par nos sœurs et contre laquelle elles luttent nuit et jour, appuyées par nous les hommes. Cependant, la réalité que nous vivons nous met devant une évidence : les femmes, précisément celles désœuvrées, trouvent du plaisir à ergoter des journées entières. Nous dirions même que nos sœurs remplissent leur temps en cherchant à discuter sur le sexe des anges. Ce qui signifie qu'elles perdent du temps à débattre de choses futiles.
En effet, les commères, celles qui raffolent ragoter, tuent le clair de leur temps précieux à parler des autres, à dire du mal d'eux (d'elles), à les vilipender à longueur de journée. D'où cette interpellation : ''laisse mon nom'', comme pour lui lancer encore sous le nez ''et occupe-toi de tes oignons, surtout de ta restauration plus importante que mon nom".
C'est comme la fable de la cigale et la fourmi du très célèbre La Fontaine. Ceux qui ont eu à goûter à cette vieille sauce, ceux qui ont eu la chance, nous dirions même le privilège d'être formés, modelés dans ce moule qu'est la formation de l'époque, peuvent se rappeler la sagesse profonde contenue dan cette fable. La personne qui se met à parler du mal des autres, c'est comme la cigale de la Fontaine qui a chanté tout l'été sans penser à i 'avenir, à son avenir. Et le plus souvent, cet avenir est symbolisé par le manger, le tube digestif.
La messagère est du reste clémente, voire gentille. Sinon, elle ne pourrait pas demander à la cible de son message de s'occuper de sa ''nourriture'', c'est-à-dire de sa survie, du reste, plus importante que des ragots qui ne donnent rien, sinon beaucoup de temps perdu pour rien ! Elle se serait arrêtée à '' Arrête de parler de mon nom''.
Mettons à profit le temps que le Maître du temps et des circonstances met à notre disposition ! Il n'y a pas mieux comme leçon à tirer de la communication que la rue nous a offerte aujourd'hui !
Kléber KUNGU