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Jonas Kasimba largue sa « potion magique »
* Le notable de Beni préconise, entre autres, l’actualisation de la cartographie, l’enrôlement des électeurs, le nettoyage du fichier électoral.
La République Démocratique du Congo prépare son quatrième cycle électoral, après ceux de 2006, 2011 et 2018. Pour l’heure, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) met toutes les batteries en marche pour des élections voulues libres, transparentes et démocratiques en 2023. Pour réussir ce marathon démocratique, certains préalables doivent être remplis, estime Jonas Kasimba, notable de Beni. Ce dernier tire la sonnette d’alarme pour éveiller l’attention des autorités compétentes afin de prendre en compte certains paramètres pouvant éventuellement s’ériger en obstacle à l’organisation des élections tant attendues.
Dans un tweet vendredi 8 juillet, ce digne fils de la RDC a fait une réflexion qui mérite d’être partagée par plus d’un Congolais. Dans son analyse, Jonas Kasimba énumère quelques prérequis qui, selon lui, doivent être pris en compte pour des élections apaisées en 2023.
Il s’agit, selon lui, de l’actualisation de la cartographie électorale; de l’enrôlement des électeurs; du nettoyage du fichier électoral; de l’adoption de la loi sur la répartition des sièges; de l’ouverture des bureaux de réception des candidatures ainsi que du budget.
En ce qui concerne particulièrement la cartographie électorale, la loi n°22/029 modifiant et complétant la loi n°06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales telle que modifiée par la loi n°11/003 du 25 juin 2011, la loi n°15/001 du 12 février 2015 et la loi n°17/013 du 24 décembre 2017; oblige la CENI de la publier trente jours avant le début de la campagne.
Joint au téléphone pour une analyse approfondie de ces contraintes avant la tenue des élections, Jonas Kasimba met l’accent, entre autres, sur la restauration de la paix sur toute l’étendue de la RDC pour permettre aux citoyens d’exercer ce droit civique dans la quiétude. Il est d’avis que la guerre que connait la partie orientale du pays consomme beaucoup d’argent et met en difficulté le budget de l’État.
Toutefois, ce notable de Beni invite la Centrale électorale à bousculer les autorités compétentes pour que ces dernières mettent à sa disposition les moyens financiers conséquents afin de lui permettre de réunir toutes ces conditions. Car, le temps n’est pas son meilleur allié. Sans argent, la CENI ne saurait donc respecter sa feuille de route déjà rendue publique.
Pour le moment, fait savoir Jonas Kasimba, seulement un des 6 préalables énumérés est en cours de réalisation, à savoir l’actualisation de la cartographie électorale, alors qu’il reste 15 mois pour la tenue de prochaines élections qui, conformément à l’article 73 de la Constitution, devront se tenir en principe au mois d’octobre 2023. Car, cet article stipule: « le scrutin pour l’élection du Président de la république est convoqué par la CENI, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice« .
Dès lors, il est important pour la Centrale électorale qui tient à organiser le scrutin au pays dans les délais constitutionnels en 2023, de considérer les préalables présentés afin d’éviter de changer de discours, a conclu Jonas Kasimba. Mathy MUSAU