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Vivement la construction d’une nouvelle capitale
L’état de la voirie de Kinshasa est désastreux. La situation empire davantage pendant la période des pluies. Personne dans la capitale n’en disconvient. Force est cependant de constater que les autorités compétentes ne mettent pas à profit ce temps de sécheresse pour entreprendre de grands travaux d’entretien et de réhabilitation des routes de la capitale.
Beaucoup de tronçons, à la reprise des pluies, risquent de devenir totalement impraticables. Tel est le cas du tronçon qui va du rond-point Ngaba à l’entrée du quartier Righini. Depuis quelques mois, cet endroit se trouve dans un état pratiquement infréquentable. Avec l’absence des pluies, ça passe encore mais lorsqu’il pleut circuler par-là, ressemble à un véritable martyr. Si rien n’est fait avant novembre, nous pensons qu’il sera impossible aux automobilistes d’emprunter cette voie.
L’autre place qui pose toujours des problèmes aux usagers de la route pendant les pluies est l’avenue des Huileries au niveau de son croisement avec la rue Itaga. Les pluies y provoquent généralement des inondations qui font que pour traverser la chaussée, les piétons recourent aux chariots, une pratique indigne dans une capitale en plein 21ème siècle.
Un autre cas que nous pouvons citer est la route Ste Thérèse-cimetière de Kimbanseke. Le bourbier qui se crée à la suite des pluies au niveau de l’arrêt Dokolo ne permet pas aux véhicules d’atteindre le terminus situé au cimetière. La conséquence est que les habitants du coin sont obligés de payer deux fois le ticket au lieu d’une fois.
Ces quelques exemples triés sur le volet montrent à quel point l’état de la voirie de la capitale se trouve dans un état de délabrement total qui exige non seulement de gros moyens, mais aussi et avant tout une détermination tous azimuts de la part de tous ceux à qui incombe la lourde charge de rendre à Kinshasa sa belle robe d’antan.
Mais à regarder de près, l’on constate malheureusement que ces autorités-là n’ont jamais fait de l’embellissement de la métropole rd congolaise leur préoccupation. La conséquence est l’état actuel qui ne fait pas honneur à Kinshasa siège des institutions nationales.
Outre ses routes en total délabrement, Kinshasa se caractérise aussi par une insalubrité qui ne dit pas son nom. Des ordures ménagères et des immondices qui dégagent des odeurs nauséabondes s’érigent presque partout, même dans des marchés qui auraient dû être des lieux d’hygiène par excellence.
Que faut-il faire pour sauver la face ?
D’autres pays africains, face à cette problématique, ont carrément opté pour la construction des nouvelles capitales où sont installées les institutions nationales. Ce saut vers l’inconnu exige du courage.
Reste à savoir si les Congolais sont prêts à se lancer dans une telle aventure, eux dont la plupart se plaisent dans leur vie mondaine ? Qui osera lancer un tel débat sur la place publique tel que nous le souhaitons ? Muke MUKE