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Un encadreur de la Croix-Rouge conseille à chaque maison d’avoir un secouriste
Devise Makumba, un encadreur PGV (Préparation et gestions des volontaires)/Mont-Amba de la Croix-Rouge, recommandent aux familles d’avoir chacune un secouriste. Il a lancé cet appel lors d’une formation, le samedi 9 novembre, à la Paroisse Marie Reine des Apôtres, de Righini, dans la commune de Lemba. Cette rencontre, initiée par la Pastorale de services de la santé de cette paroisse catholique, s’est tenue autour du thème «Les gestes simples de secourisme et la composition d’une pharmacie d’urgence».
«Il est important de connaître les notions de secourisme. Il est fondamental que chaque maison ait un secouriste pour savoir secourir en cas d’accident», a déclaré Dévise Makumba devant un auditoire composé essentiellement des profanes en la matière.
«Même dans les églises, c’est primordial. Les membres des services qui s’occupent du protocole dans nos assemblées devraient, eux aussi, connaître les gestes qui sauvent. Ce sont des gestes simples qui peuvent sauver des vies. Car, certains accidents ou incidents qui arrivent ne nécessitent pas toujours la prière. Il suffit d’appliquer ces gestes pour décanter la situation», a ajouté ce disciple d’Henry Dunant, fondateur du secourisme.
Un état d’esprit

L’occasion a été propice pour cet encadreur de présenter le secourisme comme un état d’esprit qui requiert certaines conditions pour toute personne qui souhaite l’apprendre et l’appliquer. «Le secourisme est un état d’esprit permettant de sauver la vie des personnes en danger. Lorsqu’on doit l’apprendre ou l’appliquer, il faut avoir du sang-froid, bannir la peur, avoir l’esprit humaniste, savoir gérer le stress, cultiver le calme. Car dans l’agitation, on ne peut pas bien agir», a fait remarquer Devise Makumba.
«Le secouriste ne donne aucun médicament à la victime. Cette charge revient au personnel médical. il donne le premier secours avant de l’amener à l’hopital le plus proche (HPP)», a-t-il rappelé à tout secouriste.
des gestes qui sauvent
Alliant la théorie à la pratique, l’équipe de la Croix-Rouge a expliqué ce qu’elle qualifie de premiers secours à base communautaire. Il s’est agi des gestes à poser pour sauver les personnes qui se retrouvent dans la détresse respiratoire (asphyxie, étouffement, noyade dans la rivière…).
Pour chacun des trois cas de détresse respiratoire, les formateurs ont défini et expliqué le concept avant de présenter la conduite à tenir et de démontrer de manière pratique la manœuvre à exécuter, montrant comment assister la personne en danger.
L’équipe de la Croix-Rouge a aussi expliqué à l’assistance des techniques de bandage pour des personnes blessées à la tête ou même victimes de brûlure. Elle a présenté trois degrés pour les brûlures et comment apporter les premiers secours. Elle a conseillé notamment de faire passer la brûlure à l’eau.
Les secouristes ont donné des conseils pour des personnes souffrant d’épilepsie, dont les crises peuvent survenir à tout moment. «Lorsqu’une personne fait une crise d’épilepsie, il faut placer entre ses dents un objet dur (stylo, morceau de bois…) pour lui éviter de se mordre la langue. Desserrer la ceinture ou le soutien-gorge. Après la crise, le placer en position latérale de sécurité (PLS)», a déclaré M. Dédé Nzikolo, formateur PGV/Mont-Amba.
Le PLS est un geste de premiers secours à pratiquer systématiquement lorsque l’on est en présence d’une personne inconsciente, qui respire normalement et qui est décubitus dorsal (couchée sur le dos), renseigne Wikipedia.
Cette technique sert à maintenir la liberté des voies aériennes supérieures, c’est-à-dire le passage de l’air jusqu’aux poumons.
Aimé TUTI