Dernière minute
Société
A en croire le Rassemblement des forces vives de Luozi, la population de la cité éponyme va organiser une marche populaire ce mercredi 19 août. L'objectif est de réclamer aux autorités compétentes (gouvernement central et gouvernorat du Kongo Central) un nouveau bac, l'actuel bac étant tombé en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Renforcer leur coopération dans les domaines de la paix, de la stabilisation et du relèvement des communautés affectées par les conflits, c'est les sujets au menu de la rencontre, à Kinshasa,…
Étranger
Par S.E.M. ZHAO Bin, Ambassadeur de la République populaire de Chine en République Démocratique du Congo.
L'année 2026 marque le 5ème anniversaire de l'Initiative pour le développement…
Nation
Les réseaux de télécommunication, notamment Airtel, Vodacom, Orange et Africell, sont dans le viseur d'une action citoyenne organisée par les Volontaires internationaux pour le développement…
Scrutins de 2028 : les élections ne peuvent être organisées sans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, s'est défendu Félix Tshisekedi
Tshisekedi: “Malheureusement si cette guerre se poursuit on ne pourra pas organiser les élections en 2028 car il ne peut pas y avoir élections sans le Nord et le Sud-Kivu”
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a affirmé, mercredi 6 mai, à Kinshasa, que les élections générales prévues en 2028 ne pourront être organisées que si la guerre dans l’Est de la RDC prend fin. Face à la presse, le chef de l’État a toutefois assuré que les moyens financiers existent déjà pour tenir ces scrutins dans le respect du calendrier constitutionnel fixé par la Ceni.
« Cette guerre, nous voulons la terminer le plus rapidement possible. Si on ne peut pas terminer la guerre, malheureusement on ne pourra pas organiser les élections en 2028 », a déclaré Félix Tshisekedi, en insistant sur l’impossibilité d’organiser un scrutin sans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en proie à l’insécurité.
Le président Félix Tshisekedi a rejeté toute interprétation visant à lui prêter une volonté de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel. Selon lui, l’enjeu principal demeure la restauration de la paix sur l’ensemble du territoire national.
« Ce ne sera pas parce que j’ai refusé de les organiser, parce que les ressources sont là, on peut le faire. On ne peut pas les organiser sans le Nord et le Sud-Kivu », a-t-il martelé.
Pour illustrer sa position, Félix Tshisekedi a évoqué le cas de l’Ukraine, où les élections ont été reportées en raison du conflit armé avec la Russie.
“TANT QUE CETTE GUERRE CONTINUERA, POUR MOI LE COMBAT CONTINUE “
« Regardez en Ukraine, ça fait deux ans qu’il y aurait dû avoir des élections, mais le monde entier a compris que Monsieur Zelensky ne pouvait pas les organiser. Comment il va les organiser en ayant un couteau sur la gorge ? », s'est-il défendu.
Sans détour, le chef de l’État a assuré que son ambition n’est pas de s’accrocher au pouvoir, mais de poursuivre son engagement au service du pays jusqu’à la fin de son mandat.
« Tant que cette guerre continuera, pour moi le combat continue », a conclu Félix Tshisekedi.
Du côté de la Commission électorale nationale indépendante, le discours reste officiellement orienté vers le respect des échéances constitutionnelles. Fin avril, le deuxième vice-président de la Ceni, Didi Manara, avait réaffirmé, à Kinshasa, la volonté de l’institution d’organiser les élections dans les délais prévus, tout en appelant le gouvernement à remplir ses obligations.
« Nous pensons que la vision reste la même pour l’organisation de ces élections, bien que certains délais soient déjà largement dépassés », avait-il déclaré.
Dans un climat politique déjà marqué par les tensions sécuritaires et les débats houleux autour du processus électoral, les propos du chef de l’État risquent d’alimenter davantage les inquiétudes de l’opposition et des organisations de la société civile. Ces dernières pressent la Ceni de respecter sa feuille de route 2025-2029, tandis que plusieurs opposants attendent la tenue des élections de 2028, qui devraient marquer, selon la Constitution, la fin du second et dernier mandat de Félix Tshisekedi.
Jérémie ASOKO