Dernière minute
Société
"Eza te, soki naza tonga muke nde yo soso okoki ko mela nga", se traduit ainsi en français : " Ce n'est pas parce que je suis une petite aiguille que toi, la poule, tu peux m'avaler. "
C'est une métaphore lingala dont la profondeur du sens appelle à admirer son auteur. L'"…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La RDC fait de plus en plus face à une insécurité criante en raison de la multiplication des jeunes délinquants qui se distinguent par des actes de barbarie inqualifiables.
Du phénomène…
Étranger
L'Association internationale des victimes (AIV) exprime sa profonde indignation face aux actes de xénophobie dont seraient victimes plusieurs ressortissants de pays africains en Afrique du Sud.…
Nation
La Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64) a annoncé le report au 22 juillet 2026 de sa marche pacifique initialement prévue le 08 juillet devant le Palais de la…
Sankuru : plus de 60.000 enfants attendus pour la vaccination contre le paludisme
Un total de 60.983 enfants âgés de 6 à 11 mois sont attendus pour recevoir le vaccin contre le paludisme dans la province du Sankuru, au centre de la République démocratique du Congo, dans le cadre d’une stratégie de renforcement de la lutte contre cette maladie qui demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité infantiles, a-t-on appris hier dimanche 15 mars de source administrative.
Selon les autorités locales, cette campagne de vaccination vise spécifiquement les nourrissons de cette tranche d’âge, soit environ 2 % de la population totale de la province, considérée comme une catégorie particulièrement vulnérable face au paludisme.
L’administrateur du territoire adjoint de Lodja, Georges Djoko, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective afin d’assurer le succès de cette opération sanitaire d’envergure.
«Au total, 60.983 enfants âgés de 6 à 11 mois sont ciblés et attendus pour être vaccinés contre le paludisme. Cela représente environ 2 % de la population globale de la province du Sankuru. Il est donc impératif que nous nous mobilisions tous comme un seul homme afin que chaque enfant concerné puisse bénéficier de cette vaccination sans relâche, pour le bien-être de notre communauté», a-t-il déclaré.
UNE VACCINATION EN QUATRE DOSES
De son côté, Joseph Okito, coordonnateur provincial du Programme national de communication pour la promotion de la santé, a précisé que le vaccin antipaludique sera intégré dans le calendrier élargi de vaccination destiné aux enfants de zéro à 23 mois. D’après lui, l’administration du vaccin se fera suivant un schéma de quatre doses successives, conformément aux orientations du programme national de santé publique.
«La première dose sera administrée à partir de l’âge de six mois, la deuxième à sept mois, la troisième à huit mois et la quatrième, qui constitue la dernière dose, sera administrée à l’âge de quinze mois», a-t-il expliqué.
Ce calendrier vaccinal vise à assurer une protection progressive et durable des enfants contre les formes graves du paludisme, maladie transmise par les moustiques et qui constitue l’un des principaux problèmes de santé publique en RDC.
DES SITES DE VACCINATION RAPPROCHÉS DES MÉNAGES
Pour faciliter l’accès des familles à cette intervention sanitaire, les autorités sanitaires ont adopté une stratégie consistant à rapprocher les sites de vaccination des communautés locales. Cette approche vise à réduire les contraintes liées à la distance ou au transport, souvent évoquées par les parents dans les zones rurales et enclavées.
Ainsi, plusieurs sites de vaccination seront aménagés dans les localités et villages afin de permettre aux parents ou aux tuteurs d'enfants concernés de s’y rendre facilement avec leurs nourrissons.
«La stratégie retenue pour garantir la réussite totale de cette activité consiste à installer les sites de vaccination le plus près possible des ménages. Les responsables des enfants ciblés sont donc invités à se présenter avec leurs enfants aux sites les plus proches afin qu’ils puissent être vaccinés dans les meilleures conditions», a indiqué la source administrative.
La vaccination contre le paludisme s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les autorités sanitaires et leurs partenaires pour réduire la charge de cette maladie dans la province du Sankuru et à travers l’ensemble du pays.
Félix MULUMBA Kalemba