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"Eza te, soki naza tonga muke nde yo soso okoki ko mela nga", se traduit ainsi en français : " Ce n'est pas parce que je suis une petite aiguille que toi, la poule, tu peux m'avaler. "
C'est une métaphore lingala dont la profondeur du sens appelle à admirer son auteur. L'"…
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Nord-Kivu : les enseignants exigent le paiement de trois mois d'arriérés de salaires
Les enseignants des provinces éducationnelles Nord-Kivu 1 et 3 montent au créneau pour réclamer le versement de leurs salaires des mois de juillet, août et septembre 2025. Cette revendication a été portée avec force lors du paiement du mois de juin, récemment effectué dans les villes et territoires concernés.
À Goma, Nyiragongo, Rutshuru, Masisi et Walikale, la grogne des enseignants persiste face au retard accumulé. Le paiement, assuré par la Caritas à travers le système mobile money dans certaines écoles, ne respecte pas, selon eux, le calendrier fixé. Les syndicats, en concertation avec l'Institution financière pour les oeuvres de développement (Ifod) et la Caritas, ont promis un règlement en trois tranches pour solder les mois restants.
"Nous avons reçu le mois de juin. Caritas, Ifod et nos syndicats nous ont présenté un calendrier qui prévoit le paiement en deux phases : jeudi et lundi prochains. Sur neuf mois d'arriérés, six seulement ont été payés", explique Bejo Selemani, enseignant à l'Institut de Masisi.
La situation est encore plus préoccupante au niveau du cycle primaire, où les enseignants n'ont perçu que deux mois de primes et de fonds de fonctionnement, alors que sept mois demeurent impayés dans le cadre de la gratuité de l'enseignement. Un retard qui compromet, selon eux, le bon déroulement des cours.
Bejo Selemani a lancé un appel pressant à Caritas afin de régulariser les paiements et d'assurer un suivi rigoureux. "Nous faisons pression pour que Caritas paie, afin que l'enseignant puisse aussi organiser les enfants à l'école", a-t-il insisté.
La paie du mois de juin, intervenue après plusieurs mois de grève et de négociations tendues, avait redonné de l'espoir aux enseignants. Mais la persistance des arriérés risque de raviver la colère du corps enseignant et de paralyser une nouvelle fois le secteur éducatif dans la province.
Pascal NDUYIRI