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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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Ni homme vertueux ni homme d’Etat…
On savait la vertu agonisante depuis des lustres dans l’écosystème politique zaïro-congolais. On comptait sur les confessions religieuses pour la revivifier. Pas sûr, hélas, que les « Pères spirituels » officialisés soient des modèles de vertu. En témoigne la polémique en cours entre l’aile Centre interdiocésain et l’aile CIME.
Des clashes qui n’ont rien à envier au ping-pong entre » acteurs » politiques. Pour le coup, les leaders décrocheraient la médaille d’or aux J.O de Tokyo en tennis de table appelé aussi » ping-pong « .
Inutile de chercher la sagesse inhérente aux confessions religieuses dans ces chamailleries autour du …temporel. Or la sagesse, renseigne Socrate, est la première de toutes les vertus. Elle est la vertu même. C’est d’elle que naissent la tempérance, la justice… Bref, des qualités qui, en plus de la neutralité supposée, ont poussé les plénipotentiaires du dialogue inter-congolais de Sun City en Afrique du sud à confier à la Société civile la direction de la CENI. Et plus particulièrement à la sous-composante « Confessions religieuses « .
Ajoutés aux précédentes controverses, les échanges-en cours- fort peu orthodoxes entre les deux camps ne valident pas l’option de la classe politique. Les chefs de confessions religieuses se comportant comme des hommes politiques. Soutane ou chemise pastorale en plus.
Faudrait-il, pour autant, jeter le bébé avec l’eau du bain ? Pour quelle alternative? Le ministère de l’Intérieur comme dans des pays qui ont cessé d’être des cas » sui generis » ?
Pour classique qu’elle soit, cette formule équivaudrait en terre rd congolaise à aller de Charybde en Scylla. Faute d’hommes d’Etat. La manière dont les acteurs politiques s’écharpent -façon question de vie ou de mort- sur l’enjeu électoral, prouve par l’absurde que la race d’homme d’Etat ou son succédané est à cloner. Quitte à prendre des libertés avec la bioéthique.
L’avènement de davantage d’hommes d’Etat dans la » faune politique rd congolaise » vaut bien quelques transgressions. Car, d’après l’auteur américain James Freeman Clarke, repris plus tard par le célèbre Premier ministre britannique Winston Churchill, l’homme d’Etat est préoccupé par l’intérêt général des générations futures cependant que l’homme politique a pour horizon… la prochaine élection.
Comparée au cas rd congolais, cette définition pratique n’a pas pris la moindre ride. A en pleurer.
José NAWEJ