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Mbuji-Mayi : l'Entreprise fantôme GNC disparaît avec les millions des habitants
La ville de Mbuji-Mayi est le théâtre d'une vaste escroquerie financière. Une entreprise connue sous le nom de GNC (dont l'identité complète est inconnue), qui opérait dans le plus grand secret, a brusquement fermé ses portes après avoir soutiré des sommes d'argent considérables à des centaines d'habitants.
Le succès initial de GNC reposait sur un mécanisme de rendement illusoire qui s'est rapidement propagé par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux.
Selon les témoignages recueillis sur place, le système mis en place par GNC était simple et séduisant : pour chaque dépôt de 280.000 francs congolais, l'investisseur recevait 480.000 FC dans un délai de 3 à 4 jours, soit un gain net de 200.000 FC. Confortés par ce bénéfice rapide, de nombreux habitants se sont empressés d'investir des montants plus élevés - 480.000 FC pour 800.000 FC, puis 800 000 FC pour des retours encore plus conséquents.
Dans un contexte économique difficile, Les habitants ont investi des montants de plus en plus élevés, alimentant ce qui s'apparente à un système pyramidal ou de Ponzi.
FERMETURE SOUDAINE ET ABSENCE D'AUTORITÉ
Depuis environ une semaine, les locaux de GNC sont demeurés hermétiquement fermés, et tous les contacts sont injoignables. Des centaines de victimes, désespérées, se massent quotidiennement devant les bureaux clos, sans obtenir de réponse.
Tout indique que GNC est une entreprise fantôme. Elle n'est répertoriée ni à la DGI, ni à la FEC, suggérant un réseau frauduleux parfaitement organisé visant à exploiter la crédulité de la population.
Aucune réaction officielle n'a été enregistrée jusqu'à présent de la part des autorités provinciales ou de la Police nationale congolaise.
Les victimes exigent l'ouverture urgente d'une enquête pour situer les responsabilités, retrouver les initiateurs de GNC et tenter de récupérer les fonds détournés. Des observateurs appellent à une vigilance accrue, rappelant que ces formes d'escroquerie exploitent la précarité et se manifestent régulièrement dans diverses provinces du pays. Dont Kinshasa où, il y a plusieurs décennies, plusieurs habitants ont eu à verser de tonnes de larmes en contrepartie des sommes d'argent emportées par des entreprises fantômes telles que Bindo Promotion (dans les années 1990), Nguma, Madova et, tout récemment, My Goldrev (2020). Toutes ces maisons de placement privées et autres "promotions" ont escroqué des centaines des Congolais en leur faisant miroiter des gains faciles et rapides au début avant de disparaître dans la nature sans crier gare. Toujours naïfs, les Congolais n'arrêtent pas d'être victimes de cette sorte d'escroquerie en bande organisée !
Félix MULUMBA