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Matadi-Kibala : six morts et dix blessés dans un accident de circulation
Le jour s'est levé dans l'horreur hier mardi à Matadi-Kibala, quartier de l'ouest de Kinshasa. Aux premières heures de la matinée, un accident de circulation s'est produit à l'entrée du marché Camp PM, sur la très fréquentée Route nationale numéro 1. Le bilan provisoire fait état de six morts et dix blessés, selon les dernières informations communiquées par les autorités municipales à l'Agence congolaise de presse (ACP).
D'après le commissaire supérieur adjoint Faustin Oloma, commandant de police de circulation routière cité par l'agence congolaise de presse, trois hommes ont été tués sur le coup. De même, une vendeuse et sa fillette de dix ans. Les corps ont été aussitôt acheminés à la morgue de l'hôpital général de référence de Kinshasa.
Sur les dix blessés, dont certains dans un état critique, ont été transférés vers des centres spécialisés par les services de l'Hôtel de ville, qui a rapidement dépêché deux ambulances sur les lieux.
Selon plusieurs témoins présents lors du drame, l'accident aurait été provoqué par un camion-benne chargé de caillasses, en provenance du plateau de Bateke. Le véhicule, lancé à vive allure à cause d'une panne de freins, a percuté violemment plusieurs voitures stationnées ou en circulation, ainsi que des vendeurs installés le long de la route. Au total, six véhicules ont été gravement endommagés.
INDIGNATION
Plusieurs témoins de la scène n'ont pas caché leur colère. " Ce n'est pas la première fois que cela arrive ici. Ces camions roulent sans contrôle. Ce matin encore, plusieurs personnes et des voitures ont été écrasées comme du papier. L'État doit enfin prendre ses responsabilités ", a lancé un habitant de Mont-Ngafula, sous le choc.
Ce nouvel accident vient s'ajouter à une longue liste de tragédies routières qui ont endeuillé Mont-Ngalula. Le 28 novembre 2024, déjà à Matadi-Kibala, deux camions-bennes en provenance du Kongo-Central étaient entrés en collision, causant la mort de sept personnes, dont cinq femmes, et blessant gravement cinq autres. Là aussi, une défaillance technique avait été évoquée comme cause principale.
UN CONTROLE TECHNIQUE QUASI INEXISTANT
Face à cette hécatombe silencieuse, les questions fusent. Pourquoi autant de camions en si mauvais état circulent-ils librement dans la capitale ? Et surtout, où en est le contrôle technique des poids lourds en RDC ?
Pour beaucoup d'observateurs, le problème est systémique. Outre les défaillances mécaniques fréquentes (pannes de freins, direction non fonctionnelle, pneus lisses), l'absence de réglementation stricte sur la circulation des camions-bennes dans les zones urbaines est un facteur aggravant. Le cas spécifique de certains transporteurs, notamment ceux liés à des entreprises, est de plus en plus pointé du doigt.
A Matadi-Kibala et aux environs, la population n'en peut plus. Chaque matin, de nombreux Kinois quittent leur domicile la peur au ventre, sans savoir s'ils rentreront vivants. Le marché local, toujours fréquenté aux premières heures du jour, reste une zone à haut risque tant que la circulation y reste anarchique.
Il est temps, disent les habitants, que les autorités prennent la pleine mesure de ce drame répété. Car à Matadi-Kibala, les accidents de circulation sont désormais loin d'être des faits divers. Bien au contraire, " une crise de sécurité publique à ciel ouvert ".
Ézechiel Monteirious MONTEIRO