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Le sénateur Matata dénonce l’acharnement sur sa personne
* «Je suis resté prisonnier politique dans mon propre pays pendant près de sept mois», déplore l’ancien Premier ministre.
Le sénateur Augustin Matata Ponyo est monté au créneau pour dénoncer l’acharnement dont il est l’objet depuis près de sept mois. Il a fustigé ces faits au cours d’une conférence de presse tenue hier lundi 29 novembre.
«Je suis resté prisonnier politique dans mon propre pays, privé du droit de se déplacer tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pendant près de sept mois», a-t-il dénoncé. Il a dit ne pas comprendre comment, après que la Cour Constitutionnelle s’est déclarée incompétente, le Procureur général près cette Cour aurait transmis le dossier au Parquet général près la Cour de cassation pour instruction nouvelle. Ce, contredisant ainsi le terme de son réquisitoire réf n°1429/RMPI/0001/PG.C.CONST/MOP/2021 du 15 mai 2021, et confirmant la thèse d’un acharnement politique.
Le Premier ministre honoraire a du mal à comprendre que le Parquet général près la Cour constitutionnelle transmettrait encore le dossier dont il est déjà dessaisi à la Cour de Cassation? Surtout que cette dernière s’était déjà déclarée incompétente pour traiter le dossier d’un ancien Premier ministre, s’est-il étonné. Et c’est bien le même procureur général près la Cour constitutionnelle qui avait confirmé dans un réquisitoire adressé au Sénat que la Cour de cassation était incompétente de traiter les dossiers judiciaires des anciens premiers ministres, a-t-il laissé entendre.
En effet, l’homme à la cravate rouge n’a pas manqué de s’interroger si le Parquet près la Cour de cassation s’était déclaré incompétent il y a cinq mois pour traiter les dossiers judiciaires d’un ancien Premier ministre. Comment le fera-t-il aujourd’hui alors que la Constitution et les lois du pays n’ont pas changé? Selon lui, il n’est pas de la compétence d’une Cour de cassation de s’occuper des dossiers judiciaires d’anciens premiers ministres. Pourquoi cherche-t-on à violer la loi fondamentale et les lois du pays, en voulant à tout prix me déférer devant une juridiction non prévue par les lois du pays?, a-t-il déploré.
Selon Matata Ponyo, à la lecture du prononcé de la Haute cour du 8 novembre dernier, il ressort clairement que la Cour de cassation n’est pas le juge naturel d’un premier ministre honoraire. Et qu’à ce titre, elle n’est pas compétente pour le juger.
«Je suis le seul congolais interdit de tout mouvement. Je n’ai même pas le droit de me faire soigner en dehors du pays. C’est pour vous dire que je suis devenu prisonnier politique dans mon propre pays».
«De la même façon, mes immunités levées de manière irrégulière, ne me sont pas retournées, violant ainsi le règlement intérieur du Sénat. Tout ceci en vue de justifier une procédure illégale telle que reconnue par la Cour constitutionnelle», a martelé l’élu des élus du Maniema.
Par ailleurs, «la Cour constitutionnelle, en se déclarant incompétente pour me juger, démontre à suffisance comment la Constitution, les lois du pays et le règlement intérieur du Sénat ont été systématiquement et intentionnellement violés dans le souci de me condamner et de me jeter en prison. Et ceci, pour des objectifs politiques bien connus qui n’ont rien avoir avec la gouvernance financière», a-t-il souligné.
Le sénateur Matata Ponyo a remercié la Haute cour du pays et la félicite pour son sens élevé de responsabilité, pour avoir dit le droit. Aussi, le Secrétaire général des NU et les diplomates accrédités en RDC, pour l’attention portée à ce dossier dans le souci de préserver la paix et la sécurité en RDC. Mamous