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Afrique du Sud : l'Association internationale des victimes dénonce des actes xénophobes contre des ressortissants africains
L'Association internationale des victimes (AIV) exprime sa profonde indignation face aux actes de xénophobie dont seraient victimes plusieurs ressortissants de pays africains en Afrique du Sud. Hier jeudi 2 juillet, l'organisation a estimé que les traitements rapportés sont incompatibles avec les engagements internationaux de ce pays en matière de protection des droits humains.
Dans une déclaration, l'AIV rappelle que l'Afrique du Sud a souscrit à plusieurs instruments juridiques internationaux et régionaux qui consacrent le respect de la dignité humaine, l'égalité de traitement et la protection des droits fondamentaux. À ce titre, elle appelle les autorités sud-africaines, et particulièrement le président de la République, à veiller au strict respect de ces engagements.
L'association souligne que, si un État est souverain dans la gestion de sa politique migratoire, toute mesure d'éloignement ou d'expulsion d'étrangers doit être menée conformément aux lois en vigueur, dans le respect des procédures légales et des normes internationales relatives aux droits de l'homme. Elle condamne toute forme de violence, de discrimination ou de traitement dégradant à l'égard des migrants.
PRIVILEGIER LE DIALOGUE
L'AIV exhorte le gouvernement sud-africain à privilégier le dialogue, le respect de la dignité humaine et l'État de droit. Elle invite également les organisations africaines compétentes à suivre de près cette situation afin de garantir la protection des ressortissants concernés.
L'association prévient que si ces pratiques devaient perdurer, plusieurs États africains pourraient être amenés à réévaluer leurs relations avec l'Afrique du Sud et à tirer les conséquences diplomatiques appropriées, dans le respect du principe de réciprocité et du droit international.
Pour l'Association internationale des victimes, la solidarité africaine ne peut se construire sur des actes de xénophobie ou de discrimination, mais sur le respect mutuel des peuples, des libertés publiques et des droits fondamentaux garantis par les textes nationaux, régionaux et internationaux.
Félix MULUMBA Kalemba