Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Lors du point de presse organisé le week-end dernier, sur la situation de la Maladie à Virus Ebola, les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo font état d'une situation sous…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Le gouverneur de province du Haut Uele, Jean Bakomito Gambu, a procédé le week-end dernier à la remise officielle de seize (16) engins sur les 30 attendus à la régie des travaux publics, à Isiro…
Face à l'insécurité grandissante, Le gouvernement largue 720 nouveaux policiers
La RDC fait de plus en plus face à une insécurité criante en raison de la multiplication des jeunes délinquants qui se distinguent par des actes de barbarie inqualifiables.
Du phénomène kuluna au braquage en passant par les enlèvements, les hors-la-loi défient l'État et les autorités chargées de la sécurité des personnes et de leurs biens. Pour montrer sa puissance, le gouvernement a mis en place la réforme de la Police nationale congolaise (PNC). Celle -ci s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi de programmation 2026-2030, qui prévoit notamment le recrutement et la formation de 90.000 policiers afin de renforcer la sécurité sur l'ensemble du territoire national.
Il y a quelques jours, le vice -Premier ministre, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani, a procédé au lancement de la première promotion des policiers formés après ladite réforme.
En présence de plusieurs autorités tant civiles que policières, ces nouveaux éléments de la PNC ont prêté serment et se sont engagés à servir le pays avec loyauté, discipline et intégrité.
Aussitôt après la prestation de serment, ils ont exécuté plusieurs démonstrations pratiques portant notamment sur la police de proximité, l'ordre serré, l'éducation physique et sportive, la self -défense, ainsi que les techniques de maintien et de rétablissement de l'ordre public.
ROMPRE AVEC LES ANTIVALEURS
Le patron de la sécurité intérieure a exhorté ces nouvelles recrues à rompre avec les antivaleurs qui ternissent l'image de la PNC, notamment la corruption sur la voie publique.
Il est vrai que le chiffre de 720 policiers sur les 90.000 prévus est insignifiant, mais c'est l'initiative gouvernementale qui importe le plus. Il importe d'applaudir et de soutenir cette initiative au regard du défi sécuritaire auquel la population fait face. Cette première expérience doit être poursuivie en vue d'atteindre le niveau projeté par le gouvernement vu l'immensité de la tâche à affronter.
Les problèmes sécuritaires qui secouent la RDC, particulièrement les grandes agglomérations, exigent l'implication de toutes les couches de la population. Quel que soit le nombre de policiers qui seront déployés sur le terrain, la collaboration des citoyens concernés par ce problème est de mise.
METTRE LES POLICIERS DANS DE BONNES DISPOSITIONS
Concernant par exemple les Kuluna, ceux qui les connaissent sont invités à les dénoncer auprès de la police du coin pour faciliter leur interpellation.
À propos de la corruption et d'autres antivaleurs dont les éléments de la police sont accusés, il importe que les auteurs de ces actes répréhensibles se remettent en cause, parce que la corruption suppose deux acteurs. Le changement de mentalités s'impose à tous les niveaux pour que nous sentions ce renouveau que les Congolais attendent de tous leurs vœux.
Cependant, au niveau du gouvernement, toutes les conditions doivent être réunies pour que ces nouveaux policiers soient mis dans de bonnes dispositions. La bonne formation seule ne suffit pas pour pousser ces recrues à être performantes. Leur casernement, par exemple, doit être assuré pour les empêcher de circuler comme des électrons libres. Il serait intéressant de revenir à l'ancien système où les hommes en armes vivaient dans les camps pour bien les contrôler, en vue d'éviter certains dérapages.
En tout état de cause, les Congolais attendent voir les premiers résultats que vont produire ces premiers fruits de la formation de la réforme de la PNC.
Cette formation doit également concerner les éléments de la Police spéciale de circulation routière (PCR), une unité qui n'honore pas ce corps. Les Congolais attendent de tous leurs vœux un profond changement dans la lutte contre l'insécurité qui met mal à l'aise la population déjà frappée par la précarité socioéconomique.
Muke MUKE