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Le nouveau rapport de JED dénonce "les crimes de guerre" contre la presse dans l'Est
L'ONG Journaliste en danger (JED) a publié samedi 22 novembre, un rapport qui révèle le calvaire des professionnels des médias en RDC, notamment dans les zones en conflit dans l'Est du pays. Ce nouveau rapport de 32 pages fait état des violations graves des droits des journalistes, pris en tenailles entre les autorités, les forces de sécurité et les groupes armés.
Selon cette Ong de défense de la liberté de la presse, les journalistes opérant dans les territoires sous occupation du M23 sont confrontés à des menaces extrêmes, allant jusqu'à l'enrôlement forcé dans les rangs rebelles. Cette pratique, qualifiée de "fin des médias indépendants", entraîne la disparition du journalisme professionnel dans ces zones. La plupart des maisons des médias ont été réduites au silence par les rebelles.
Mais les exactions ne se limitent pas aux groupes armés. Le rapport épingle également les services de sécurité, les renseignements, certaines autorités congolaises et des membres de formations politiques, accusés d'atteintes répétées à la liberté de la presse.
Un bilan accablant depuis six ans
L'Ong révèle qu'au cours des sept dernières années, depuis l'arrivée au pouvoir du président Félix Tshisekedi, 12 journalistes ont perdu la vie dans des circonstances liées à leur profession. Ce chiffre illustre la gravité des risques encourus par les "chevaliers de la plume" en RDC, selon le JED.
Des recommandations pour mettre fin à l'impunité
Face à cette situation, JED appelle les autorités congolaises à :
- Mener des enquêtes approfondies sur les assassinats de journalistes
- Garantir le respect de la liberté de la presse
- Mettre fin à l'impunité des crimes contre les professionnels des médias.
L'ONG exhorte également les groupes armés à respecter les droits des journalistes et à cesser toute forme de coercition ou de violence à leur encontre.
FDA