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Le ministère du Plan mise sur 506 projets pour accélérer le développement de la RDC à l'horizon 2050
Le ministère du Plan entend renforcer les capacités de planification de l'État, mobiliser davantage d'investissements et accélérer la transformation économique de la République démocratique du Congo.
Présentant le bilan de son portefeuille dans le cadre de l'exercice de redevabilité du Gouvernement Suminwa II, le ministre d'État, en charge du Plan et de la Coordination de l'Aide au Développement, M. Guylain Nyembo Mbwizya, a mis en avant un portefeuille de 506 projets prioritaires, représentant un investissement global de 12 milliards de dollars américains pour la période 2024-2026.
Sur cette enveloppe, près de 6 milliards de dollars ont déjà été décaissés, selon les chiffres présentés par le ministre. Pour l'exercice budgétaire 2026, 153 projets ont été retenus dans le budget national afin de poursuivre la mise en œuvre des priorités gouvernementales.
Au cœur de cette stratégie figure la Vision 2050, présentée comme le cadre de référence destiné à inscrire le développement du pays dans une perspective de long terme. Guylain Nyembo a souligné la nécessité de reconstruire les capacités de planification de l'État, fragilisées depuis la rupture de la coopération au début des années 1990.
Le ministère accompagne ainsi les différents secteurs dans l'élaboration de leurs politiques, plans, programmes et projets, avec une attention particulière accordée à la priorisation des investissements et à la disponibilité de données statistiques fiables.
Dans cette architecture, le Plan national stratégique de développement (PNSD) constitue la colonne vertébrale du programme d'action quinquennal du Gouvernement.
LE PORTEFEUILLE DE 506 PROJETS
Le portefeuille de 506 projets constitue l'un des principaux leviers de cette politique. Pour renforcer leur attractivité auprès des investisseurs, le ministère prévoit également la mise en place d'une banque de projets de partenariats public-privé (PPP).
Cette initiative, portée par l'Unité de Conseil et de Coordination des Partenariats Public-Privé (UCPPP), vise à constituer un portefeuille de projets suffisamment préparés et bancables pour faciliter leur financement et attirer les capitaux privés.
L'ambition est de passer d'une logique de projets à une véritable dynamique d'investissement capable de produire des effets durables sur l'économie nationale.
CINQ GRANDES PRIORITÉS POUR SOUTENIR UNE CROISSANCE À 10 %
Le PNSD 2024-2028 repose sur cinq grandes priorités : les infrastructures, la diversification de l'économie, la gouvernance, le capital humain et le développement durable des provinces.
Dans le domaine des infrastructures, l'accent est notamment mis sur l'énergie, les routes et les transports. La diversification économique doit, quant à elle, s'appuyer sur une transformation locale accrue des ressources minières et agricoles.
À travers ces orientations, le Gouvernement vise une progression graduelle de la croissance économique jusqu'à 10 %, contre environ 5,7 % actuellement, selon les données présentées par le ministre.
L'amélioration du climat des investissements figure également parmi les priorités défendues par le ministère du Plan. Plusieurs chantiers sont annoncés, notamment la révision du Code des investissements, l'élaboration d'une politique nationale d'amélioration du climat des affaires et la révision de la loi de 2018 relative aux partenariats public-privé.
L'objectif est de renforcer la transparence, la sécurité juridique et la soutenabilité budgétaire des investissements, tout en assurant leur cohérence avec les priorités nationales de développement.
Dans cette stratégie, l'Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) conserve un rôle central dans la promotion et l'accompagnement des investissements en République démocratique du Congo.
LE RECENSEMENT DE LA POPULATION
Autre chantier majeur : le recensement général de la population. Pour Guylain Nyembo, disposer de données précises sur le nombre d'habitants, leurs activités et leurs conditions de vie constitue un préalable indispensable à une planification efficace des politiques publiques.
Le ministre a, à cet effet, appelé la jeunesse congolaise à s'impliquer dans le processus. Les agents recenseurs pourraient notamment être recrutés parmi les diplômés d'État, sans limiter cette opération aux seuls spécialistes de la démographie. Une manière, selon le ministère, de faire du recensement à la fois un instrument statistique et une opportunité de participation de la jeunesse à un processus d'intérêt national.
La réforme concerne également la gouvernance des établissements publics rattachés au ministère. Après une première phase expérimentale menée avec trois structures, les contrats de performance seront étendus aux 15 structures relevant du portefeuille.
Cette démarche doit permettre de renforcer le suivi des résultats, l'évaluation des performances et la redevabilité au sein de l'administration.
UNE FEUILLE DE ROUTE POUR LA DEUXIÈME ANNÉE
Pour la deuxième année du Gouvernement Suminwa II, le ministère du Plan entend poursuivre cette dynamique à travers plusieurs réformes structurantes. Parmi les priorités figurent l'organisation du recensement général de la population, l'adoption de la loi sur la planification, la modernisation de la loi statistique, la révision de la législation sur les PPP ainsi que la poursuite des réformes relatives au climat des affaires et au Code des investissements.
À travers cette feuille de route, Guylain Nyembo veut inscrire son ministère dans une logique de transformation durable : mieux planifier, mieux mesurer, mieux investir et davantage rendre compte. L'enjeu est désormais de traduire les ambitions de la Vision 2050 en projets concrets, financés et exécutés, capables de produire des résultats tangibles pour la population congolaise.
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