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La caravane «pas d’écoles publiques sans bancs»: L'Athénée de la Kenya reçoit 1.000 bancs-pupitres
Le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, a remis le samedi 6 décembre, 1000 bancs-pupitres flambant neufs à l'Athénée de la Kenya et ses neuf écoles affiliées. Un geste qui s'inscrit dans la vaste opération "Pas d'écoles ni d'universités publiques sans bancs", menée au nom du Chef de l'État.
Les couloirs de l'Athénée de la Kenya, pilier de l'enseignement lushois, ont vibré comme lors des grandes rentrées d'autrefois. L'arrivée du Service national a réveillé l'âme de cette institution née avec une vocation : former, élever, bâtir l'avenir.
"Sur ordre du Commandant suprême, nous remettons aujourd'hui 1.000 bancs-pupitres à l'Athénée de la Kenya", annonce le lieutenant-général Kasongo, salué par une foule attentive et émue.
Pour les enseignants et les responsables scolaires, ce don va bien au-delà du simple mobilier. Il marque le retour d'un État qui reprend sa place dans l'école, après des décennies de fragilité et de pénurie.
Derrière les bancs, une transformation humaine silencieuse
Les bancs livrés ce jour portent la marque d'une histoire singulière : celle de jeunes autrefois exclus, aujourd'hui bâtisseurs de la nation.
Formés depuis 2020 au centre pilote Laurent-Désiré Kabila de Kanyama-Kasese, plus de 10.000 anciens kulunas ont été réorientés dans des métiers utiles : menuiserie, mécanique, maçonnerie, conduite d'engins, agriculture… Une reconversion profonde, souvent citée comme l'une des plus grandes réformes sociales du quinquennat.
"Ces bancs ont été fabriqués par des jeunes qui, hier, faisaient peur. Aujourd'hui, ils travaillent pour l'intérêt de la nation", souligne le lieutenant-général Kasongo Kabwik, visiblement fier du changement opéré.
La magie du Service national est là : transformer des jeunes en rupture en artisans, rétablir une citoyenneté perdue, et répondre simultanément au défi de l'éducation. Face aux responsables du Service national, le préfet de l'Athénée dit toute sa gratitude.
"Nous remercions Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, qui ne cesse de penser au chantier de l'éducation et à la nouvelle citoyenneté de nos apprenants".
Pour lui, ces 1.000 bancs représentent plus qu'un équipement : ils symbolisent un engagement politique clair, celui de remettre l'école publique au centre des priorités nationales.
Une caravane qui traverse le pays
Partie de Kinshasa, la caravane "Pas d'école publique sans bancs" poursuit son périple sans ralentir.
Kinshasa, Kimpese, Kikwit, Mbandaka, Kananga, Tshikapa, Mbuji-Mayi… et bientôt Kolwezi : le réseau des ateliers du Service national avance avec une conviction simple mais puissante.
Dans un pays recouvert à trois quarts par la forêt, laisser un enfant étudier à même le sol serait "une faute impardonnable".
En dotant les écoles de bancs solides, produits localement par des jeunes réinsérés, le Service national frappe un double coup : améliorer les conditions d'apprentissage et offrir une deuxième chance à une jeunesse longtemps abandonnée.
J.A