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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Judith Suminwa appelée à mettre en œuvre la rétrocession de 40% des recettes aux provinces
A peine nommée, la Première ministre Judith Suminwa a été appelée à mettre en oeuvre la rétrocession de 40% des recettes aux provinces dès son entrée en fonction. Cet appel a été formulé hier mardi 2 avril par le président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, Cyril Awele.
«Le Gouvernement congolais devrait prioriser dans son programme d’action le respect du principe constitutionnel de retenue à la source des 40% des recettes à caractère nationale. Ce, conformément à l’article 175 de la Constitution», a indiqué le président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, soulignant que plusieurs programmes du Gouvernement sont restés lettre morte, faute de moyens financiers.
«Avec la rétrocession qui est irrégulière d’ailleurs, on ne saura pas lancer de vastes projets de développement, d’autant plus que cette rétrocession est insignifiante. Elle vient irrégulièrement au niveau des provinces et elle viole même les dispositions de l’article 175 de la Constitution».
Le prochain Gouvernement national a été invité à respecter la retenue à la source de 40%, tout en veillant efficacement au contrôle de gestion rigoureuse des finances publiques au niveau des provinces.
Cet appel à la rétrocession est aussi lancé par le coordonnateur du BLP-CENCO, Jean-Paul Mulyanga. Il souhaite voir le prochain Gouvernement privilégier dans son action le bien-être de la population, en mettant en œuvre le principe constitutionnel de retenue à la source de 40% des recettes à caractère nationale.
«L’intention de l’article 175 était de renforcer l’autonomie financière des provinces pour leur permettre de disposer les recettes à caractère national afin d’assurer le développement local de leurs entités territoriales décentralisées. Nous voyons que la population ne bénéficie pas ! », a-t-il précisé.
La ville province de Kinshasa, à l’instar des provinces de la RDC, connaît des problèmes de mobilisation des recettes afin d’avoir un budget conséquent pour faire face aux différents défis.
Il s’agit notamment de la gestion des immondices, de la dégradation de la voirie urbaine, de la lutte contre la criminalité urbaine, de l’approvisionnement en denrées alimentaires de base ainsi que des questions de transport en commun…
Pour faire à cela, certains observateurs proposent le renforcement des mécanismes d’élaboration des budgets en prenant en compte la participation des municipalités.
Les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas pu apporter une réponse positive à ce fameux problème de rétrocession de 40% aux provinces, comme indiqué dans la Constitution. Voilà pourquoi le ton s’élève pour emmener le prochain exécutif national dirigé par Judith Sumwina Tuluka à réaliser cette disposition de la loi mère. Rachidi MABANDU