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SEOUL, 05 mai (Yonhap) -- Le président Lee Jae Myung a promis hier mardi de bâtir une société qui traite les enfants avec dignité dans un message marquant le Jour des enfants de cette année.
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(Par l'évangéliste Colin Nzolantima)
A travers le monde, le 1er mai est la Journée internationale des travailleurs. En RDC comme ailleurs, cette date fériée tire son origine des luttes du 19ème…
Humanités littéraires: menace de fermeture
La section Latin- Philo autrement appelée humanités littéraires risque de disparaître dans les années à venir, faute d’enseignants qualifiés en latin. Au terme d’une enquête minute réalisée au département des langues latines de l’Université pédagogique nationale (UPN), il appert que ce département n’attire pas de finalistes du secondaire qui s’inscrivent dans cette alma mater. Il en est de même dans les instituts supérieurs pédagogiques (ISP) où est dispensé cet enseignement. Le motif de ce désintéressement est sans doute le manque de débouchés qui s’offrent aux étudiants qui terminent en latin-français.
Cependant, en dépit de cette situation, alors que peu d’étudiants s’intéressent à cette filière, nous assistons à une floraison de sections littéraires dans nos écoles secondaires. C’est pourquoi, nous nous posons la question de savoir qui dispense le cours de latin dans lesdites écoles.
En son temps, c’est dans quelques rares collèges d’obédience catholique que l’on trouvait les sections Philo-Latin où les prêtres assuraient cet enseignement. Mais depuis quelques bonnes années, surtout à cause des agréments fantaisistes des écoles privées où les promoteurs sont plus attirés par le goût du lucre que le souci de la formation des enfants, le nombre de ces sections a sensiblement augmenté. Plus le nombre a gonflé, plus la qualité de l’enseignement a baissé.
LE MONDE DOMINE PAR LE DOMAINE DES SCIENCES
Toutefois, il est important de reconnaître que le monde actuel est dominé par le domaine des sciences et que le latin est considéré comme une langue morte. Mais n’empêche que ce cours soit dispensé par des enseignants qualifiés. Malheureusement, dans la plupart des écoles, ce sont des diplômés d’État des humanités littéraires qui dispensent ce cours, ce qui est contraire au profil exigé par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST). Cela n’est malheureusement pas respecté.
Face à cette réalité, la menace de fermeture des sections Latin-Philo n’est pas à écarter. Le ministère de l’EPST peut-il franchir le rubicon jusqu’à prendre une telle grave décision?
Nécessité dE réformeR LE système éducatif
Au-delà de cette problématique, il importe de faire revenir à la surface la sempiternelle question de la réforme du système d’enseignement du pays. À longueur de journée, d’aucuns ne cessent de déplorer la descente aux enfers du système éducatif congolais. Mais aucune solution concrète n’est proposée jusque-là pour résoudre cette équation à plusieurs inconnus.
Un des grands défis à relever dans ce secteur concerne prioritairement la formation des enseignants. Lorsque les choses marchaient encore correctement, nul ne pouvait devenir enseignant surtout du primaire, s’il n’avait étudié dans une école spécialisée dans le domaine. Il y a eu à l’époque l’école d’apprentissage professionnel (EAP), l’école normale moyenne(ENM), la section pédagogique cycle court et cycle long, la 5ème spéciale et que sais-je encore? Ces différents types d’enseignement ont été mis en place dans le seul but de former un personnel enseignant de haute qualité, et les résultats atteints ont été effectivement de haute facture. Mais actuellement, et malheureusement, l’enseignement est devenu un fourre-tout. Beaucoup de ceux qui donnent cours considèrent qu’ils ne travaillent pas et que l’enseignement ne constitue qu’un tremplin. Voilà l’une des causes fondamentales de la déchéance de notre système éducatif. Une cause qui se greffe à une kyrielle d’autres qui ont tiré vers le bas l’enseignement en Rd Congo. Nous avons provoqué un génocide intellectuel sans le savoir mais dont les conséquences seront catastrophiques dans les années à venir. C’est le temps de mûrir cette question. À défaut… Muke MUKE