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Goma: MSF réoriente ses activités pour répondre aux urgences
La semaine qui vient de s'achever a été marquée par des violences dans la ville de Goma. "Les équipes de Médecins Sans Frontières ont réorienté une partie de leurs activités afin de répondre à des urgences telles que la prise en charge des blessés de guerre", rapporte Virginie Napolitano, coordinatrice d'urgence MSF à Goma.
"A cause des pillages en ville, beaucoup de stocks d'organisations internationales ont été touchés, y compris ceux de MSF. Ils contenaient du matériel humanitaire, comme des médicaments, qui permettent aux ONG de travailler, notamment dans les camps de déplacés. La plupart des organisations humanitaires ne peuvent plus travailler" témoigne la coordinatrice.
Selon cette association humanitaire, Goma compte quelque deux millions d'habitants, auxquels s'ajoutent plus de 650 000 personnes déplacées par les combats ces derniers mois ou années. Ces derniers vivent à proximité de la ville, dans des camps insalubres.
"MSF n'a plus qu'un petit stock de médicaments et a cessé pour l'instant d'intervenir dans ces camps, même si nous avons pu nous y rendre jeudi. Une partie des équipes MSF a réussi à faire des dons à des hôpitaux, notamment des kits de prise en charge médicale, du carburant ou de l'eau, comme à l'hôpital général de référence de Virunga à Goma", explique Virginie Napolitano.
Mise en place d'un plan d'afflux
Quelques cas de choléra ont été signalés dans la ville. Les équipes MSF commencent à travailler en soutien à la prise en charge de personnes souffrant de cette maladie et à l'assainissement de l'environnement.
Avant le début des combats dans la ville, les équipes MSF travaillaient dans l'hôpital de Kyeshero, situé dans la partie ouest de la ville, en soutien au ministère de la Santé. Celles-ci offraient une prise en charge aux enfants souffrant de malnutrition, dont la plupart venaient des camps de déplacés à proximité de la ville.
"Face à la situation de crise, nous avons rapidement mis en place un plan d'afflux massif de blessés, notamment pour soutenir l'hôpital Ndosho de la Croix-Rouge Internationale [CICR]. Ce dernier est débordé par le nombre de blessés à prendre en charge", rapporte l'oratrice.
Manque de matériel et de personnel
Cet établissement sanitaire est dépassé par le nombre de blessés, même si les équipes MSF et du ministère de la Santé font de leur mieux. Elles étaient habituées à la prise en charge des enfants malnutris et après la mise en place du plan d'afflux massif de blessés, se sont retrouvées à faire de la prise en charge de blessés de guerre.
"Dans cet hôpital, nous manquons de médicaments mais aussi de personnels, notamment spécialisés en chirurgie. Nos activités ont été lourdement affectées par le fait de ne pas pouvoir se déplacer et ni amener du matériel médical, des médicaments et de la nourriture aux patients. Le plus urgent pour MSF, c'est de pouvoir reconstituer nos stocks de matériel médical et de médicaments, et de faire rentrer du personnel spécialisé, notamment pour augmenter la prise en charge chirurgicale", a indiqué la coordinatrice d'urgence MSF à Goma.
Fyfy Solange TANGAMU