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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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En réaction à la condamnation à mort de 37 personnes liées à la tentative de coup d’Etat : L’UE appelle à rétablir le moratoire sur la peine de mort
La condamnation à mort des 37 personnes liées à la tentative de coup d’État a suscité des réactions immédiates de la communauté internationale, notamment de l’Union Européenne (UE). Dans un communiqué publié, le 16 septembre dernier, cette institution a exprimé «sa totale opposition» à cette sentence , quelle que soit la situation.
L’UE dénonce cette peine comme étant incompatible avec le droit inaliénable à la vie, la qualifiant de » cruelle inhumaine et dégradante« .
» La peine de mort est incompatible avec le droit inaliénable à la vie. Elle est cruelle, inhumaine et dégradante. Elle représente la dénégation ultime de la dignité humaine, échoue à l’heure de dissuader les actes criminels et rend les erreurs judiciaires irréversibles», souligne le communiqué de presse.
«L’UE rappelle aussi son attachement à la nécessité de garantir le droit à un procès équitable et au respect des droits des accusés, en ligne avec les obligations de droit international auxquels la RDC a souscrit « , précise le communiqué.
Pour les représentants de l’UE, «la peine capitale représente une dénégation ultime de la dignité humaine. Elle échoue à dissuader les actes criminels, tout en rendant les erreurs judiciaires irréversibles».
Le communiqué de l’UE met également l’accent sur l’importance de garantir un procès équitable, dans le respect des droits des accusés, conformément aux obligations internationales auxquelles la République Démocratique du Congo a souscrit.
L’UE appelle à la réintroduction du moratoire sur la peine de mort
L’UE craint «un recul démocratique » si le moratoire sur la peine de mort, auparavant en vigueur en RDC, n’est pas réintroduit. Elle exhorte le gouvernement congolais à remettre en application le moratoire interdisant la peine de mort.
» Comme elle l’a toujours fait, l’UE continuera à transmettre ces messages aux autorités congolaises et à engager tous les efforts pour éviter toute condamnation à mort « , note la déclaration.
Le tribunal militaire de Kinshasa/Gombe a condamné 37 des 51 prévenus à la peine de mort, pour association de malfaiteurs, d’attentat et de terrorisme. Parmi eux figurent des noms notables, tels que Marcel Malanga, fils de Christian Malanga, Tyler Christian Thomson, Zalman Pollum Benjamin et Nkele Mbuela Ruffin.
L’expert militaire belgo-congolais Jean-Jacques Wondo fait également partie des personnes condamnées à mort, notamment pour association de malfaiteurs et attentat.
Bien que la majorité des prévenus aient été condamnés à mort, 13 personnes ont été acquittées dans cette affaire. Les accusations d’association de malfaiteurs, de terrorisme et de financement du terrorisme n’ont pas été prouvées à leur encontre.
Parmi les acquittés figurent la propriétaire de l’hôtel « Chez Momo« , Mata Maguy, son mari Ephraïm Mugangu, ainsi que plusieurs employés de l’établissement, dont Judith Mukela Mukubu et Mbayo Adolphe.
Des convoyeurs de bus et chauffeurs ayant transporté les prévenus, tels que Faustin Egwake, ainsi que la nettoyeuse du Palais de la Nation, Mbemba Ndona Mado, font également partie des personnes innocentées.
Le prévenu Tikimo a bénéficié de circonstances atténuantes et a été déclaré non coupable.
Christian-Timothée MAMPUYA