Dernière minute
Société
Traduire en français : " Lifelo ata etondi place ya Satana ezalaka toujours réservée !" "Même si l'enfer est plein, la place de Satan est toujours réservée" C'est une expression souvent utilisée pour dire que chacun finira par répondre de ses actes, ou que certaines conséquences sont inévitables…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Le professeur Amine Laghidi a reçu dernièrement le Prix spécial du Sommet lors du Sommet de Trieste. Il devient ainsi le premier Marocain, le premier Africain et le premier Arabe à recevoir cette…
Nation
DIRECTRICE D'INFO A LA CHAINE VOX TV : Marna Mankene appelle les femmes à se comporter comme des "guérrières, de vraies amazones"
La femme est à l’honneur en ce mois de mars. Occasion pour le monde de commémorer la lutte héroïque menée par les femmes ouvrières qui se sont révoltées contre les injustices sociales. Présidente de la République, ministre, paysanne, astronaute, professeur, agricultrice, académicienne ou vendeuse, la femme est aujourd’hui célébrée. La rédaction de Forum des As leur donne de la voix pour la circonstance. Elle a réalisé une interview avec Julie Mankene, Directrice de l’information de la chaîne d’information en continu Vox TV, qui appelle les femmes à œuvrer sans répit en mettant à profit leurs capacités intrinsèques dans divers secteurs d’activité.
Que représente pour vous la Journée internationale des droits de la femme ?
Marna Julie Mankene: Le 8 mars symbolise une journée sacrée pour moi en tant que femme, en souvenir des femmes dont la contribution à la cause féminine a été essentielle pour son affirmation dans la société, où être femme signifiait souvent jouer un rôle secondaire dans un écosystème environnemental dominé par les hommes. Pendant que les femmes étaient reléguées au second plan.
Cette année, le thème international retenu est « Pour toutes les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation ». Qu’est-ce que ce thème vous inspire ?
Ce thème interpelle la femme dans sa globalité, incluant même les filles, à œuvrer quotidiennement pour faire valoir leurs droits dans un monde où il faut faire preuve d’abnégation, de sacrifice et de courage pour se frayer un chemin. Les femmes sont appelées à œuvrer sans répit en mettant à profit leurs capacités intrinsèques dans divers secteurs d’activité, dans le but d’être autonomes et non des « parasites dont la survie est tributaire des autres ».
Quel est votre regard sur le caractère festif de la célébration de la Journée du 8 mars?
Toutes les femmes du monde devraient s’arrêter un instant lors de cette journée pour réfléchir sur leur situation et voir dans quelle mesure elles peuvent contribuer au développement de leurs nations. Au lieu de se concentrer sur le port de vêtements estampillés «8 mars» ou de se maquiller de manière extravagante pour prendre d’assaut les bars et les boîtes de nuit, les femmes devraient plutôt consacrer cette journée à l’organisation de seminaires et de forums autour des thématiques liées à la gent féminine. Profiter de ce mois pour réfléchir et échanger sur des questions qui nous conduiront vers le développement. La femme fait face à de nombreux défis, notamment la pauvreté et l’accès à l’éducation ; il est temps de voir comment changer cette situation.
Que faites-vous au quotidien dans votre vie professionnelle ou privée pour valoriser la femme ?
Il faut avouer que mon quotidien est fait de nombreux défis à relever. En tant que Directrice de l’information et garante de la ligne éditoriale, je fais de mon mieux pour assumer mes tâches professionnelles conformément aux prescriptions de la profession journalistique, afin de remettre en question les préjugés d’une frange qui accorde toujours le bénéfice du doute à la femme, surtout lorsqu’elle est responsabilisée dans une entité administrative. La tâche est loin d’être aisée pour une femme qui assume des responsabilités, surtout avec les contraintes inhérentes au métier du journalisme, qui exige de s’investir quotidiennement dans la supervision du travail avant diffusion, tout en tenant compte de l’écosystème médiatique du pays. C’est ce que je m’attelle à faire avec l’appui de mes collaborateurs. Dans les échanges récurrents avec les femmes journalistes, parfois lors de certaines rencontres, je ne cesse d’encourager les femmes à croire en elles-mêmes, à se comporter comme des «guerrières, des vraies amazones» en s’élevant par l’effort et le travail acharné. Car à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. De ce fait, la femme doit se remémorer qu’elle ne doit pas se sous-estimer, quelle que soit l’activité qu’elle exerce. Il est évident que la plupart des femmes qui s’illustrent dans leurs différents domaines ont été élevées par leurs mères au prix de nombreux sacrifices. Et en ce mois de mars, j’exprime en particulier ma gratitude aux femmes commerçantes en général, qui s’emploient avec leurs maigres moyens financiers à scolariser leurs enfants et à subvenir à leurs besoins. Une mention spéciale à titre posthume à ma mère, qui fut tout au long de sa vie une femme battante, conciliant ses activités de vente de farine de cossettes de manioc connues sous l’appellation de «Fufu» et les travaux champêtres pour subvenir aux besoins de sa famille.
Fyfy Solange TANGAMU