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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Conclave de l'Opposition à Nairobi : Patrick Muyaya dénonce "un rassemblement des individus frustrés, nostalgiques de leurs privilèges perdus"
Les échos d'une opposition ragaillardie ont résonné à travers un conclave inédit tenu sous l'égide de l'ancien président Joseph Kabila. Autour de lui, diverses figures politiques et sociales congolaises se sont retrouvées pour débattre de l'avenir d'une République démocratique du Congo qu'ils jugent en péril. Deux jours de discussions intenses ont abouti à la naissance d'un nouveau mouvement politique : le mouvement "Sauvons la RDC", présenté comme une plateforme pour "restaurer la démocratie, mettre fin à la tyrannie et favoriser la réconciliation nationale ".
Mais derrière ce vernis d'unité, le conclave de Nairobi a surtout révélé les profondes frustrations d'une classe politique qui se dit marginalisée. Les organisateurs ont dressé un réquisitoire sévère contre le régime de Félix Tshisekedi, accusé d'avoir plongé le pays dans une crise multiforme. Selon eux, violations répétées de la Constitution, restrictions des libertés publiques et instrumentalisation de la justice témoigneraient d'un glissement inquiétant vers l'autoritarisme.
Depuis Washington, le gouvernement congolais n'a pas tardé à répliquer. Patrick Muyaya son porte-parole, a dénoncé un rassemblement d'" individus frustrés, nostalgiques de leurs privilèges perdus ". Pour lui, Nairobi devient la " capitale du complot " où se réunissent ceux qui ont échoué à construire une nation durable lorsqu'ils étaient aux affaires. Il a insisté sur les avancées réalisées sous le mandat de Félix Tshisekedi, notamment dans la gouvernance et la restauration du climat de confiance avec les partenaires du pays.
Entre ces deux narratifs, celui d'un pouvoir qui se revendique réformateur et celui d'une opposition qui se veut salvatrice, la scène politique congolaise se trouve enfoncée davantage dans la polarisation. Les participants au conclave ont néanmoins appelé à un dialogue national inclusif, soutenu par les Églises catholique et protestante, mais ont rejeté tout " monologue politique " sous la houlette du chef de l'État.
Dans les rangs de l'opposition, le ton est grave : il s'agit, affirment-ils, de "redonner au peuple sa souveraineté ", par des élections crédibles et une gouvernance débarrassée de ce qu'ils qualifient de dérives autoritaires. Reste à savoir si cette nouvelle coalition, "Sauvons la RDC", saura transformer l'émotion et la nostalgie en véritable force politique. Le sempiternel discours fait en faveur du peuple au nom duquel les politiciens ne cessent de parler. Car au-delà des discours et des postures, l'avenir de ce mouvement dépendra de sa capacité à fédérer une population fatiguée des querelles politiques, mais toujours avide de changement et de stabilité. Nairobi aura peut-être servi de catalyseur ; c'est à Kinshasa que se jouera la véritable bataille pour la reconquête du cœur du peuple congolais.
Jérémie ASOKO