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Clément Kitengye demande au Gouvernement d’éradiquer la corruption pour améliorer les conditions sociales des magistrats
Voici 6 ans depuis que disparaissait le professeur émérite Astérie Kisaka kia Ngoy. A cette occasion, il a plu à ceux qui l’ont connu de se souvenir de lui. Par ricochet, de faire un appel de pied au premier magistrat congolais pour qu’il se penche sur les conditions de vie des magistrats.

S’appuyant sur les qualités de feu son père, Maître Clément Kitengye -Kisaka, président de la corporation des enfants des magistrats (CEM) a requis l’implication du Président Félix Tshisekedi pour plaider l’éradication de la corruption en RDC afin d’améliorer les conditions de vie du corps de la magistrature
En le faisant, souligne-t-il, c’est le pays qui trouvent son compte en termes des magistrats motivés à garantir une justice suffisamment équitable et indépendante, à l’abri de toute tentative, puisque bien rémunérés, à l’abri de toutes tentations des pratiques tant décriées.
A cette occasion, dans un message de circonstance lu le lundi 26 juin courant, Clément Kitengye s’est fait le devoir de faire revenir à la mémoire les principaux éléments constituant la biographie de l’illustre disparu qui a œuvré à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa et de bien d’autres. Question de raviver la mémoire de cette personnalité scientifique.
Fils de de Ngoy-Kisaka Antoine et de maman Elemba Kalenga Anastasie, Astérie Kisaka kia Ngoy va obtenir en 1968, à Kinshasa, à l’Ecole nationale d’administration, soin diplôme de licence de droit, puis avec mention » Grande distinction « , sa thèse de doctorat en droit pénal et criminologie à l’Université de Bordeaux I Talance, en France, en 1971. Ce natif de Kibandila, dans la province de Lomami a vu le jour le 17 décembre 1936.
CARRIERE ACADEMIQUE
Il va se retrouver à la Banque nationale du Congo, à Likasi, puis en 1960, va exercer, pendant 3 ans, les fonctions de greffier au sein du Tribunal de grande instance de Likasi, avant d’entamer ses études universitaires.
Au terme de ses études postuniversitaires, il est engagé, en 1972, comme professeur à la faculté de droit. Durant toute sa carrière de professeur, Astérie Kisaka kia Ngoy a dispensé, entre autres cours, l’organisation et la compétence judiciaires, la procédure pénale, le droit pénal international, le droit pénal des affaires et la déontologie des magistrats. Dans son parcours académique, il a été doyen à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa, de 1984 à 1988.
Il va débuter sa carrière dans la magistrature en 1974 comme juge affecté au Tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, avant de gravir rapidement les échelons, pour se retrouver comme conseiller à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe. En 1980, il sera aussi conseiller à la Cour suprême de justice, avant d’être nommé président à la Cour suprême de justice, en 1998, plusieurs années plus tard. Il va exercer cette fonction jusqu’à sa mort.
NOTORIETE FONDEE SUR DES VALEURS
Ayant servi la Nation aussi bien dans l’enseignement supérieur que dans la magistrature, il a eu à offrir, autrement, son expertise, en 1979, en qualité de Conseiller principal du président du Conseil judiciaire Kengo wa Dondo. De 1997 à 1998, il fut chef de cabinet au ministère de la Justice et Garde des Sceaux, dirigé par Mwenze Kongolo.
Il assumera, en 1998, les fonctions de Secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature.
Ceux qui ont connu ce Haut magistrat qu’était Kisaka kia Ngoy retiennent de cet homme qu’il a fondé sa notoriété sur les valeurs qu’il ne cessait de mettre en exergue, sa force de caractère, sa forte personnalité, le souci d’une justice indépendante et incorruptible, son incorruptibilité, son comportement basé sur l’éthique, Il est donc incontestablement l’un de ces rares modèles que le pays a connus dans le domaine de la justice en RDC. Kléber KUNGU