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Dans un communiqué officiel n' 003/PGCCAS/2026 du 04 juillet 2026, le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, apporte quelques précisions sur l'affaire visant Mustafa…
«Bolingaki nabamba mbati po boseka nga champion !»
" Bolingaki nabamba mbati po boseka nga champion ! " pour ''Vous avez voulu que je raccommode le (mon) pantalon pour que vous vous moquiez de moi champion''. La personne dont le messager a rapporté les propos s'adresse - tradition de ce secteur oblige - à des personnes anonymes qu'il n'est pas difficile de qualifier de jalouses.
Le message en question fustige donc le comportement qui caractérise souvent bien des Congolais. On rencontre nombre de nos compatriotes qui se réjouissent de voir leurs semblables souffrir. Ils poussent leur jalousie jusqu'à souhaiter de les voir galérer au point de porter des pantalons rafistolés. Il est vrai qu'une personne qui porte un habit rapiécé, pantalon soit-il, ne vit pas dans de bonnes conditions!
En effet, les conditions de vie d'une personne sont généralement perceptibles par deux aspects : son habit et son physique. Comme quoi, un nécessiteux peut se faire remarquer facilement par la qualité des habits qu'il porte, sinon par son physique.
Et généralement, ces ennemis poussent leur méchanceté ou hostilité en se moquant d'une telle personne. Ce qui rend la situation du pauvre encore plus embarrassante et davantage malheureuse. Comme si quelqu'un venait à vous rappeler à tue-tête et publiquement votre pauvreté ! Ce qui l'exaspérerait !
Mais le pauvre ou le présumé pauvre - qualifions-le ainsi - sans doute qu'il ne l'est pas du tout, déclare qu'il est champion. Sans préciser en quoi il est champion.
En effet, la communication d'aujourd'hui fustige le comportement des humains que nous sommes qui trouvent du plaisir à chercher le malheur des autres, sans raison évidente. Voir son voisin bien vivre ne les arrange pas du tout. Par contre, le voir malheureux, oui. Ainsi, souhaitent-ils que leurs ennemis arrivent à porter des habits reprisés pour qu'en fin de compte ils aient l'occasion de se moquer d'eux.
La rue a encore parlé, comme elle en a l'habitude, nous enseignant sur la conduite à adopter ici-bas face au voisinage souvent hostile, jaloux. Aujourd'hui, l'enseignement à tirer de ce message est qu'il est important de ne pas nous laisser aller à ce que les voisins peuvent penser ou dire de nous. A ces pensées ou projets funestes, nous devons opposer notre refus en leur montrant le contraire de ce qu'ils peuvent penser ou dire de nous.
Kléber KUNGU