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Beni : une journée " ville morte " paralyse les activités pour décrier les massacres des ADF
La ville de Beni s'est réveillée hier jeudi 14 mai 2026, dans une atmosphère inhabituelle, marquée par une circulation timide et un climat de tension perceptible dès les premières heures de la matinée. Plusieurs artères principales ont été partiellement désertes, certaines étant même barricadées par des manifestants issus des différents groupes de pression.
Très tôt, les forces de l'ordre ont été déployées dans différents points stratégiques de la ville. La présence policière, visible dans plusieurs quartiers, visait à prévenir d'éventuels troubles dans un contexte déjà fragilisé par l'annonce d'une journée " ville morte ".
Aux environs de 8 heures, la tension est montée d'un cran dans le quartier Muloku, où des tirs ont été entendus. Selon des témoins, des éléments de la police auraient ouvert le feu, provoquant la panique parmi les habitants, qui se sont précipitamment mis à l'abri.
Dans le centre-ville, notamment à Matonge, les activités économiques ont été complètement paralysées. Les commerces sont restés fermés et les rues inhabituellement vides, traduisant une forte adhésion de la population au mot d'ordre de grève.
LES MARCHÉS AUSSI PARALYSÉS
Le même constat a été observé au quartier Ntoni, où un calme inhabituel a régné toute la matinée. Les rues désertes et l'absence de circulation ont donné à cette partie de la ville une atmosphère lourde, révélatrice d'un profond malaise social et sécuritaire.
Les marchés de la ville n'ont pas été épargnés par cette paralysie. Habituellement animés, ils sont restés totalement déserts, sans vendeurs ni clients. Le marché de Kilokwa, en particulier, a affiché un arrêt complet de toute activité commerciale.
LES ACTIVITÉS SCOLAIRES FORTEMENT AFFECTÉES
Dans le secteur de l'éducation, la situation a également été perturbée. À Oïcha, des tensions ont été signalées autour de l'École primaire Pakanza, où des manifestants ont lancé des projectiles, causant des dégâts matériels et semant la panique parmi les élèves et les enseignants.
De manière générale, les activités scolaires ont été fortement affectées dans toute la ville. Malgré les appels à la protection des établissements lancés la veille par les élèves, les cours n'ont pas été assurés, en raison de l'insécurité et de la crainte généralisée.
À la mi-journée, les autorités ont renforcé le dispositif sécuritaire avec le déploiement de policiers et de militaires dans les zones sensibles. Des interpellations ont été signalées, tandis que les banques, les magasins et autres services sont restés fermés, accentuant la paralysie.
Malgré les tensions enregistrées, aucun cas de mort n'a été officiellement signalé jusqu'à 15 heures. Les rumeurs faisant état de décès dans certains quartiers ont été démenties, appelant la population à faire preuve de vigilance face aux fausses informations.
En fin de journée, une reprise progressive des activités a été observée dans plusieurs quartiers. La circulation a timidement repris, certains commerces ont rouvert, et les habitants ont commencé à sortir de leurs domiciles, bien que dans un climat de prudence.
Dans un communiqué, le maire de la ville a salué le sens de responsabilité de la population, soulignant que, malgré les tensions, l'ordre public a globalement été respecté. Il a également félicité les forces de sécurité pour leur gestion de la situation et appelé à un retour au calme durable.
Pascal NDUYIRI, à Beni