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Augmentation du smig: le gouvernement congolais invité à appliquer sa propre décision
Par le biais du ministère de l’Emploi et du Travail, le Gouvernement a pris une importante décision relative à l’augmentation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig). Il passe de 7.075 FC à 14.550 FC. En terme concret, le travailleur le moins payé ne peut pas toucher mensuellement moins de 377.000 FC. Cette mesure vaut son pesant d’or étant donné que l’augmentation du Smig détermine l’augmentation des avoirs entre les mains des personnes à même de les dépenser et donc suscite une consommation supplémentaire, et cette situation alimente une économie domestique.
Cependant, une interrogation taraude les esprits des Congolais à savoir, l’Etat aura-t-il lui-même les moyens d’appliquer ce Smig au bénéfice de ses fonctionnaires et agents ? Car, avant d’imposer cette mesure aux patrons des entreprises, le Gouvernement a l’obligation de servir d’exemple. Ces derniers, comme nous le savons, justifient leur attitude désinvolte vis-à-vis de leurs employés en prenant prétexte de la modicité des salaires que l’Etat congolais paie à son personnel.
Une autre question, non de moindre, est celle de savoir si le Parlement, dans l’exercice de ses prérogatives de vote du budget 2025,a tenu compte de cette donne qui aura une grave incidence sur les dépenses publiques, notamment la rubrique des rémunérations. De tous temps, nous déplorons toujours l’indiscipline budgétaire qui caractérise la gestion des finances de l’Etat. Conséquence, lors de la reddition des comptes, il apparaît généralement de grands écarts entre les prévisions et les réalisations.
Pour revenir sur le Smig, il sied de souligner que le Gouvernement aura fort à faire parce qu’outre cette mesure, l’Intersyndicale de la Fonction publique soulèvera sans aucun doute la question des avantages sociaux que le Trésor public ne prend pas en charge. Il s’agit notamment des allocations familiales, des frais de transport et le loyer. Il est indécent d’augmenter le salaire minimum et ne pas tenir compte des avantages sociaux qui font partie intégrante d’une rémunération. Cela pourrait constituer prochainement un motif de conflit de travail entre le Gouvernement et le banc syndical. Pour ce, il importe que le ministère de l’Emploi mette autour d’une table les différents partenaires sociaux pour un compromis national, avant l’application effective de ce Smig. Car, en principe, la fixation du Smig intervient à la fin de la session du Conseil national du travail auquel prennent part le gouvernement, le banc syndical et le patronat. Mais, exceptionnellement cette fois-ci, c’est le Gouvernement seul qui l’a fixé par le biais du ministère de l’Emploi. Jusqu’à ce jour, aucune réaction n’est enregistrée de la part de deux partenaires sociaux de l’État.
Par ailleurs, pour permettre au Gouvernement de respecter lui-même sa propre décision, il lui est demandé de renforcer la lutte contre la fraude douanière, l’évasion fiscale et les détournements des deniers publics pour renflouer les caisses du Trésor public, afin de lui permettre ainsi de s’acquitter correctement de ses prérogatives régaliennes, notamment le paiement régulier et à terme échu des salaires de ses fonctionnaires et agents. Muke MUKE