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Angèle Dikongue-Atangana : « Seule la paix durable nous sortira de ce marasme »
* La Directrice-pays du HCR s’exprimait à l’occasion de la Journée mondiale du Réfugié, célébrée hier mercredi 21 juin
La lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre était au centre de la célébration, hier mercredi 21 juin à Kinshasa, de la journée internationale du refugié. Une commémoration organisée par le Ministère de la Justice et celui du Genre, Famille et Enfant en partenariat avec le Haut-Commissariat des NU pour les réfugiés.
La ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese s’exprimant sur la législation concernant les VBG a déclaré que ce fléau est le plus répandu. Il y a entre autres le mariage précoce, la violence domestique, psychologique, économique… Sur le plan national, plusieurs lois ont été adoptées et d’autres ont été modifiées, a indiqué la Garde des Sceaux. A titre indicatif, elle a évoqué la loi fixant les modalités de protection et de réparation au profit des victimes de ces actes ignobles et s’applique aux faits commis à partir de 1993 tandis que le Décret prévoit toutes les modalités de mise en œuvre.
A cette occasion, Rose Mutombo a rendu un hommage vibrant à la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, Championne des Nations Unies pour la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits, pour son implication personnelle dans le processus d’élaboration de ces textes combien importants. Avant de clore le chapitre de l’état lieux de la législation, elle a indiqué que le projet de loi sur les violences sexuelles et celles basées sur le genre sera prise par Ordonnance-Loi dans les tout prochains jours.
Sur le plan judiciaire, malgré les défis liés à la sécurité et au contexte socio-économique, des procès ont été organisés au sein des juridictions militaires particulièrement pour juger les auteurs présumés des cas de violences sexuelles liées aux conflits, a reconnu la warrior Rose Mutombo. Malgré ces défis, l’avenir s’annonce meilleur en termes d’amélioration du cadre légal et institutionnel, a-t-elle ajouté. En effet, » je vous ai parlé de la prochaine loi sur les violences basées sur le genre ainsi que de la loi du 26 décembre 2022 qui, grâce au FONAREV, nous permettra d’accomplir des progrès dans la prise en charge holistique des survivantes des VBG, surtout celles liées aux conflits« , a soutenu la MinÉtat Justice.
Ce qui importe le plus, c’est la volonté du Gouvernement de mener une lutte sans merci contre les violences basées sur le genre, surtout à l’égard des populations vulnérables, a-t-elle mentionné.
Cependant, au nom de la ministre du Genre, Famille et Enfant, la ministre de la Culture et Arts, Catherine Fuhara a fait savoir qu’en Rdc, ces violences basées sur le genre constitue un fléau qui préoccupe non seulement l’ensemble de Congolais mais également la communauté internationale. Cette réalité est d’autant plus vraie pour les personnes les plus vulnérables, en l’occurrence de celles qui sont affectées par des décennies de conflits armés qui ont endeuillé la Rdc.
Des chiffres accablants
Pour sa part, la directrice-pays du HCR, Angèle Dikongue-Atangana a souligné que dans le contexte de déplacement forcé, le conflit fait beaucoup de ravages. « Alors, nous avons pensé qu’il serait mieux que nous ayons une discussion autour de cette thématique pour faire un état des lieux et pour évoquer les avancées réalisées jusque-là et regarder ensemble qu’est ce que nous pouvons faire dans les jours, les mois et les années à venir pour pouvoir circonscrire tant soit peu cette problématique« , a-t-elle souligné.
Selon elle, la RDC enregistre plus ou moins 522.000 réfugiés qui viennent des pays voisins, plus ou moins 600.000 déplacés internes, environs 10.000 congolais sont en souffrances. » Ce n’est que la paix durable qui nous sortira de ce marasme« , a fait remarquer la patronne du HCR.
Enfin, le vice-président de l’Alliance nationale des autorités traditionnelles (ANATC), Roger Kabeya Tshimbundu N’kulu, a révélé que les premières vagues des réfugiés sur le sol congolais n’avaient été reçues que par les autorités traditionnelles en tant que frères et soeurs en leur donnant même des espaces pour mener une vie décente. Il en a été ainsi au Nord, au Sud, à l’Est comme à l’Ouest du pays. Ils avaient tous été accueillis par les chefs coutumiers du Kivu, du Kongo-Central, du Bandundu voire de Kinshasa et de partout ailleurs. Lors de la guerre de Brazzaville, les chefs coutumiers Teke et Humbu de Kinshasa avaient également accueilli un bon nombre de réfugiés. « Aujourd’hui, les chefs coutumiers payent un lourd tribut lorsque le pays accueille les réfugiés sur le sol congolais. Malgré le comportement indigne et ingrat des immigrés et le prix à payer sans contrepartie et souvent au risque de leurs biens et de leur propre vie, les autorités traditionnelles de la Rdc ont toujours fait des efforts pour plus d’hospitalité à l’égard des réfugiés et de tous les déplacés. Mamous