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12 partis de l'Opposition menacés de dissolution !
* Le Gouvernement saisit déjà le Conseil d'Etat pour pouvoir dissoudre les partis de Joseph Kabila (PPRD), de Matata (LGD), de Théophile Mbemba (AAP) de Franck Diongo (MLP) ...
Le Gouvernement Suminwa tape du poing sur la table. Il s'attend à réduire au silence les partis politiques qui se sont récemment mobilisés autour du Président Joseph kabila à Nairobi, dans l'optique de créer le mouvement "Sauvons la RDC". Un communiqué du ministre de l'Intérieur, signé le 31 octobre dernier dévoille les 12 partis politiques visés, accusés "d'atteintes à la cohésion nationales et à la sécurité du territoire".
Le Vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a rendu public un communiqué officiel dénonçant les graves exactions commises par la coalition M23/AFC et annonçant la suspension de plusieurs partis politiques accusés d'atteinte à l'unité nationale.
Selon le communiqué, le ministère de l'Intérieur annonce la suspension des activités de plusieurs partis politiques sur l'ensemble du territoire national, évoquant des atteintes à la cohésion nationale et à la sécurité du territoire.
Les formations concernées sont notamment : PPRD, LGD, Piste pour l'Émergence, AAP, UDA, MPCR, ATD, COFEDEC, PNEC, MLP, UPC et ADCP.
Le ministère fonde sa décision sur la loi n°04/002 du 15 mars 2004 relative à l'organisation et au fonctionnement des partis politiques. Il indique avoir saisi le Conseil d'État afin d'obtenir la dissolution légale des structures incriminées.
Le Vice-Premier ministre réaffirme, dans ce même communiqué, la ferme détermination du gouvernement à faire respecter l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national. Il invite par ailleurs les partis politiques à œuvrer dans un esprit républicain, dans le respect de la démocratie pluraliste et de la souveraineté nationale.
En toile de fond, cette déclaration traduit la volonté du gouvernement de resserrer l'unité nationale à un moment où la RDC fait face à des défis sécuritaires majeurs dans l'Est du pays.
" Le ministère de l'Intérieur réaffirme la détermination inébranlable du gouvernement à restaurer l'autorité de l'État et à garantir la sécurité du territoire national ", renseigne le communiqué signé à Kinshasa, le 31 octobre 2025, par Jacquemain Shabani, ministre de l'intérieur.
LES AFFRES DU M23
Présenté comme supplétif de l'armée rwandaise, le Mouvement M23 poursuit ses actes criminels dans les territoires qu'il occupe, semant la terreur parmi les civils, poursuit le communiqué du ministre de l'Intérieur.
Le ministère fait, dès lors, état de plus de 123 assassinats et exécutions sommaires, 223 cas de viols, ainsi que des centaines d'enlèvements, de recrutements forcés et de tortures enregistrés entre le 3 et le 31 octobre 2025.
Les faits incluent également l'incendie de nombreuses habitations, l'occupation illégale de résidences et de terres agricoles, ainsi que des bombardements visant des zones habitées dans le Nord et le Sud-Kivu. Le communiqué cite notamment le rapt d'une centaine de jeunes à Bukavu et l'assassinat d'une dizaine de personnes à Bishusha, dans le territoire de Rutshuru.
Le ministère considère ces crimes comme une violation flagrante de l'intégrité territoriale de la RDC et des instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme et à la souveraineté des États. Il rappelle à cet effet la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l'ONU, l'Accord de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, ainsi que la Déclaration de Doha sur les principes de coexistence pacifique.
J.A