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Haut Katanga : Le Service national offre 500 bancs à l'ISP Lubumbashi
Ll'Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Lubumbashi a vécu, hier jeudi 7 août, un moment de grâce. Il a reçu un lot de 500 bancs des mains autrefois redoutées, aujourd'hui bâtisseuses, celles des anciens Kuluna, devenus artisans de la reconstruction nationale.
Arrivés sous la houlette du Service national, à leur tête, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwit, ils ont fourni ces mobiliers destinés à la communauté estudiantine.
Quand l'acte suit la parole...
" J'éprouve un grand sentiment de joie en voyant ce geste… ", confie, visiblement ému, un membre du comité de gestion de l'ISP. En octobre 2024, le lieutenant-général Kasongo Kabwit s'était engagé. Dix mois plus tard, l'acte suit la parole. " Quand on promet et qu'on réalise, on ne construit pas que des bancs. On restaure la confiance. "
Et cette confiance a désormais un nom : le Service national. Rattaché à la Présidence de la République, ce service ne cesse de surprendre par sa capacité à transformer la marginalisation en utilité sociale, l'errance juvénile en main-d'œuvre qualifiée, la peur en fierté.
Kanyama-Kasese, LA PEPINIERE DES BATISSEURS
Perçu hier encore comme un " mouroir ", Kanyama-Kasese est devenu un véritable centre de métamorphose humaine. Le général Kasongo ne mâche pas ses mots : " Les jeunes que les services ramassaient étaient conduits à la mort, disait-on. Mais depuis bientôt cinq ans, pas un seul cadavre à déplorer. Bien au contraire, ils vivent, ils bâtissent, ils servent. "
On les voit fabriquer des bancs, des écoles, des hangars agricoles... Ils conduisent des tracteurs, sèment du maïs et maintenant, ils redonnent vie aux amphithéâtres oubliés.
Ce don ne se mesure pas en bois scié ni en vis métalliques. Il réveille des ambitions. Dans l'émotion simple d'une étudiante en dernière année de Licence, se lit toute la portée de l'événement : " Moi, ça me donne envie de continuer avec le master. Merci au président, merci au commandant. Merci beaucoup. "
Ce sont des bancs qui portent désormais autre chose que des sacs : ils soutiennent l'espoir, ils accueillent l'avenir, ils rappellent qu'aucun destin n'est figé. Le geste pourrait paraître modeste. Mais dans un pays où tant d'engagements sont restés lettre morte, il prend des airs de révolution silencieuse. Une réhabilitation sociale autant qu'infrastructurelle. Un message adressé aux sceptiques : la transformation est en marche, tangible, vivante.
À travers ces 500 bancs, c'est toute une philosophie de la seconde chance qui s'incarne. Celle d'un Service national qui ne se contente plus de redresser les dos, mais redresse les parcours. Qui n'exclut plus, mais inclut. Et qui, loin des clichés militarisés, forme une armée d'outils plutôt qu'une armée de fusils.
Jérémie ASOKO