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Goma : le bilan du bombardement du camp de déplacés de Mugunga par le M23 s’alourdit à 14 morts
Selon un dernier bilan annoncé samedi par le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le bombardement des camps de déplacés de Mugunga à Goma (Nord-Kivu), vendredi 3 mai, par les terroristes du M23 s’élève à 14 morts et 35 blessés. Pour la plupart des femmes et des enfants. Et ce bilan pourrait encore évoluer selon le chef de l’exécutif provincial du Nord-Kivu.
«Nous déplorons le bilan qui peut évoluer dans les heures qui suivent mais pour le moment, nous avons 33 morts et 35 blessés, pour la plupart des enfants et des femmes», a déclaré le Général-major Peter Chirimwami.
«C’est une population déplacée venue des zones sous l’emprise des ennemis pour se réfugier dans les milieux sécurisés, mais elle est victime de la barbarie des agresseurs», a déploré le gouverneur militaire.
Le chef de l’exécutif provincial du Nord-Kivu a appelé la population à la résilience ainsi qu’à la résistance «face aux terroristes et à la guerre d’agression», tout en condamnant «fermement ces actions barbares qu’on mène sur des populations innocentes».
Fabrice Puela, ministre des Droits humains, a fustigé cette cruauté contre des enfants innocents «privés du droit d’aller à l’école et fauchés alors qu’ils ne sont pas des combattants».
Cesser l’omerta
«Nous en appelons à la communauté internationale de cesser l’omerta», a-t-il dit.
«Non seulement que nous devons saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies, mais nous devons aussi saisir des juridictions internationales, afin que le Rwanda et les forces rebelles puissent répondre de leurs actes», a déclaré le ministre des Droits humains.
Cette barbarie des terroristes du M23 a également fait réagir sur son compte X, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias : «L’armée rwandaise et ses supplétifs terroristes du M23 « dans leur barbarie habituelle » ont une nouvelle fois attaqué un camp des déplacés proche de Goma».
Ces terroristes ne sont pas à leur premier massacre. Des bombes qu’ils avaient larguées à l’aveuglette le 25 janvier avaient tué 19 personnes.
Au cours du mois de février, les mêmes terroristes du M23 appuyés et l’armée rwandaise, avaient lancé également des bombes sur le marché de Mugunga.
DK