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Formation du gouvernement et des cabinets ministériels en RDC: un exercice aux multiples risques
En RDC, de la formation du gouvernement à celle des cabinets des ministres, le chemin est périlleux, car il est plein d’embûches à cause de la complexité de la politique rd congolaise. La formation du gouvernement central et celle des cabinets ministériels constituent un processus fondamental pour la gouvernance et le fonctionnement d’un État, parce que si ces étapes sont faites vaille que vaille, les conséquences seront néfastes pour la gestion des affaires courantes du pays et la mise en œuvre des programmes présentés par le pouvoir.
Au Congo démocratique, il faut passer par de nombreuses étapes avant de mettre en place un nouveau gouvernement. S’il se dégage une majorité parlementaire après les élections, en principe le processus de nomination d’un Premier ministre ne peut pas poser de problème, étant donné que le chef du gouvernement doit sortir de la famille politique ou du parti politique qui a obtenu le plus grand nombre d’élus à la chambre basse du Parlement.
Le choix de la personne appelée à diriger l’Exécutif national n’est pas aussi facile que d’aucuns peuvent le croire, étant donné le rôle central que le premier d’entre les ministres est appelé à jouer dans la marche de l’Etat. Il doit posséder un leadership avéré et jouir d’un charisme incontestable pour mener son équipe à bon port.
gérer l’intransigeance
des chefs de partis
Les Congolais ont dû patienter près de quatre mois après les élections pour connaître le nom de leur chef du gouvernement. Ce qui prouve que les tractations étaient houleuses, en dépit du fait que l’Union sacrée de la nation (USN) était largement majoritaire à l’Assemblée nationale. Car, il fallait tenir compte notamment de la géopolitique à la congolaise, des ambitions des politiciens (pour certains, c’est devenir ministre ou mourir).
Après la nomination, par ordonnance présidentielle, de la Première ministre, celle-ci a dû procéder encore à des consultations avant de retenir les ministrables (trois pour chaque poste) dont les noms ont été transmis au président de la République.
À ce niveau, il est important d’indiquer que la tâche de la cheffe du gouvernement n’a pas été du tout aisé à cause des ambitions et de l’intransigeance de certains chefs des partis et regroupements politiques.
À cette contrainte, s’est ajoutée la question de la taille du gouvernement. Le débat n’était pas un jeu d’enfants. C’est ce qui explique le temps long qu’a pris la publication du gouvernement Suminwa.
competence et expertise sacrifiees
Quand bien même la cheffe du gouvernement et ses ministres ont été nommés par une ordonnance présidentielle, il fallait que cette équipe soit investie par les députés après l’approbation de son programme.
Ici aussi, la tâche a été ardue. Nous avons observé une ébullition inexplicable dans les rangs des députés de l’USN. Un élu dont on connaît l’imprévisibilité du comportement s’est permis de faire du chantage à la Première ministre, en faisant croire à l’opinion qu’il avait réuni près de 200 signatures pour s’opposer à l’investiture du gouvernement.
Quelques jours après, le même député s’est fait le défenseur des ministres nommés. Heureusement que le ridicule ne tue pas.
Présentement, nous nous trouvons à l’étape de la formation des cabinets ministériels. Ici généralement, c’est le népotisme et le clientélisme politique qui priment. Les ministres relèguent au dernier plan la compétence et l’expertise.
Certains de leurs conseillers ne méritent pas ce poste, mais ils sont nommés pour le besoin de la cause. La conséquence est que dans beaucoup de ministères les dossiers sont traités de manière cavalière au détriment des intérêts de la population.
Les ministres sont donc invités à se surpasser dans le choix de leurs collaborateurs pour que le moment de l’évaluation venu, comme vient de l’instaurer le chef de l’Etat, ils soient côtés favorablement. Ainsi, la RDC pourra aller de l’avant.
Muke MUKE