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Fatshi II : La population attend une équipe gouvernementale à format réduit
Après sa reconduction en qualité d’informateur, Augustin Kabuya s’attèle à présent, selon son porte-parole, à la formation du futur gouvernement. Il sied de souligner que cela ne fait pas de lui obligatoirement Premier ministre. À l’étape actuelle, sa tâche est concentrée sur la structure du gouvernement et le nombre de ministres qui y feront part.
Pour mémoire, nous nous souvenons que l’équipe gouvernementale en place est composée de plus ou 60 membres. Une équipe vraiment éléphantesque qui pèse lourd sur le petit budget de moins de 10 milliards dont dispose le pays.
Mais à analyser les propos du porte-parole de M. Kabuya, nous craignons fort que le premier gouvernement du second et dernier mandat de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) ne soit pas très différent de l’actuel. Pourtant, la taille de l’exécutif national que les Congolais attendent avec impatience, est l’un des signaux forts qui vont marquer la différence avec FATSHI I.
D’aucuns connaissent la boulimie des acteurs politiques rd congolais. Pour les uns, entrer dans l’arène politique, c’est devenir ministre ou mourir. Pour les autres, ils sont prêts à tout donner même le sang pour obtenir un poste de commandement. Il n’est pas étonnant que nous apprenions qu’en ces instants, les cabinets des marabouts et autres divins sont pris d’assaut par des candidats ministres.
Face à toutes les pressions dont il est l’objet de part et d’autre, le formateur ne doit pas se laisser intimider par qui que ce soit. Sa seule position doit privilégier les intérêts supérieurs de la communauté nationale suivant la devise de l’emblématique Sphinx de Limete d’heureuse mémoire.
D’ailleurs, lui-même en avait donné l’exemple après son élection comme Premier ministre à la Conférence nationale souveraine (CNS). À l’époque, face à près de 1.800 délégués issus de toutes les couches de la population, il est resté ferme dans sa position de constituer un gouvernement de salut public de 25 ministres.
Il a formé, par exemple, un méga ministère en charge des finances, budget et économie parce qu’il a compris que le gros du travail se fait au niveau de l’administration.
Pourquoi pas comme à la CNS ?
Feu Étienne Tshisekedi wa Mulumba qui incarne un esprit de sacrifice, a été un Congolais comme tous les autres. Son exemple doit être suivi par tous ceux qui se réclament de lui. En conséquence, pour une meilleure gouvernance du pays, il faudrait que le formateur propose au président de la République un gouvernement au format réduit.
Pour être pragmatique, nous allons citer quelques ministères qui peuvent être combinés, notamment l’agriculture et la pêche, l’économie, le portefeuille et le commerce, l’enseignement primaire, secondaire et technique et la formation professionnelle, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, l’industrie et petite et moyenne entreprise, l’intérieur et affaires coutumières, les affaires sociales et actions humanitaires, etc.
Une telle option fera gagner des millions de dollars américains au trésor public, et le bonus ainsi dégagé servira aux investissements qui pourront provoquer la création des emplois. Mais si nous continuons à affecter près de 60 % du budget national pour les institutions politiques, la RDC ne pourra jamais devenir un pays émergeant, même après 50 ans. Le président de la République, qui est le garant de la nation, est invité à s’abstenir de toute complaisance dans la formation du futur gouvernement.
Par exemple, ceux qui ont été élus députés nationaux, devraient siéger à l’Assemblée nationale, là où les populations les ont envoyés. Le ministère des relations avec le parlement a-t-il le droit d’exister dès lorsqu’il y a un secrétariat général de l’Assemblée nationale ? Il en est de même pour le ministère du numérique, alors qu’il existe toute une administration chargée des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Au regard de l’adage selon lequel on ne peut pas faire des omelettes sans casser les œufs, pour permettre à FATSHI de corriger les erreurs du passé, comme il l’a promis dans son discours d’investiture, le formateur a l’obligation morale de lui proposer une mouture du gouvernement qui ne va pas provoquer le mécontentement de la population. Muke MUKE