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ESU : Les professeurs des établissements publics de nouveau en grève
Les professeurs des établissements publics seraient-ils prêts à sacrifier cette année académique ou s’adonneraient-ils à une simple surenchère dans le cadre des négociations actuelles visant la recherche ses solutions durables? Bien malin qui pourrait trancher. Toujours est-il qu’au moment où des étudiants des établissements publics s’apprêtent à reprendre effectivement les cours, leurs professeurs déclenchent à nouveau un mouvement de grève sèche à partir de ce jeudi 24 mars à travers l’ensemble du territoire national.
C’est le Réseau des associations des professeurs des universités et instituts supérieurs de la RDC (RAPUCO) qui l’a annoncé à travers une déclaration faite hier mercredi 23 mars au terme d’une réunion.
Les professeurs justifient cette décision par ce qu’ils qualifient de la « mauvaise foi du banc gouvernemental de ne pas convoquer les travaux de la commission paritaire« .
« Réunis ce jour en réunion d’évaluation de l’effectivité des promesses d’exécution données par banc gouvernemental, le RAPUCO a malheureusement observé, et ce après plusieurs jours de patience et de dépassement des délais, la mauvaise foi du banc gouvernemental. En conséquence, le RAPUCO relance officiellement la grève sèche et générale à partir de ce jeudi 24 mars 2022 sur toute l’étendue du territoire, et ce dans tous les établissements d’enseignement supérieur et universitaire publics », indique le communiqué.
Ce syndicat des professeurs des universités et instituts supérieurs publics est formel. Les cours ne reprendront qu’après une « issue heureuse des travaux de la commission paritaire ».
Cette décision du RAPUCO surprend tout le monde. On ne comprend pas qu’elle intervienne au moment où le gouvernement, à travers le ministère de l’ESU, a fixé la date du début des travaux proprement dits de cette commission paritaire.
Des observateurs avertis appellent les deux parties à penser aux étudiants des établissements publics qui n’etudient pas depuis le lancement officiel de l’année académique en cours le 5 janvier dernier. Ces grèves à répétition qui tirent en longueur risquent, au mieux, à avoir une incidence négative sur le rythme des cours ; au pire, rapproche du risque d’une année blanche.
» Malgré la mauvaise foi du gouvernement, les professeurs ne devraient pas relancer la grève qu’ils ont suspendue récemment. Surtout lorsqu’on sait que le ministre de tutelle a déjà fixé une date concrète pour le début des travaux de la commission paritaire qu’ils réclament tant. Ce sont les étudiants qui payent le prix. Plus grave est qu’il y en a qui attendent encore la délibération de l’année passée pour commencer les cours« , a réagi un parent abordé sur le sujet.
Après plus d’un mois de pourparlers, le gouvernement et le RAPUCO avaient semblé trouver un compromis et annoncé conjointement, le 2 mars dernier, le démarrage des travaux de la commission paritaire le 7 mars devant statuer sur les modalités d’exécution du protocole signé le 14 février de cette année. Depuis lors, ces travaux n’ont jamais été lancés.
C’est ainsi que le Rapuco a, à travers un communiqué rendu public le weekend dernier, donné l’ultimatum de 4 jours au gouvernement pour le démarrage desdits travaux, faute de quoi, la fameuse opération » toge dans la rue » sera lancée.
Aussi curieux que cela puisse paraître, les professeurs ont fait fi, en relançant leur mouvement de grève, de l’annonce par le ministre de l’ESU du démarrage des travaux de ladite commission paritaire pour ce vendredi 25 mars.
Selon ce communiqué, ces travaux de la commission paritaire Gouvernement – Banc syndical du personnel de l’Enseignement supérieur et universitaire ( ESU) vont se dérouler à Bibwa, dans la commune de la N’sele.
La commission paritaire est l’une des principales recommandations du compromis trouvé entre le gouvernement et le Banc syndical de l’ESU en vue de mettre fin à la grève qui menaçait l’année académique en cours. Elle a pour mission de statuer sur les modalités d’application des protocoles d’accord par les deux parties le 14 février dernier et entre le gouvernement et les cadres scientifiques et le personnel administratif le 3 février de l’année en cours.
Lancée le 5 janvier dernier, date officielle de l’ouverture de l’année académique, la grève des professeurs, personnel scientifique et administratif de l’ESU a été levée deux mois plus tard. Dans leurs revendications, les enseignants du niveau supérieur et universitaire réclament en gros l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Orly-Darel NGIAMBUKULU

