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«En RDC, la Société civile a perdu son autonomie depuis 2006», estime un communicateur
Depuis 17 ans, la Société civile de la RDC n’a plus d’autonomie. Ses animateurs se livrent désormais à la course aux postes politiques, assure le communicateur indépendant Chrysostome Tshibambe Luboya lors d’une conférence le vendredi 1er septembre au Lycée Mpiko de Lemba.
«De 2006 à ce jour, la Société civile de la RDC a perdu son autonomie. Ces animateurs passent par des partis politiques pour avoir des fonctions», a affirmé ce journaliste de formation, au cours de cette conférence axé sur le thème « La Société civile, d’hier à aujourd’hui« .
Passage d’une à quatre têtes
L’orateur du jour a aussi relevé l’éclatement de la Société civile, censée être une, en quatre tendances selon les intérêts des uns et des autres.
«Aujourd’hui, a-t-il précisé, la Société civile a trois grandes tendances : celle proche du Pouvoir, celle de l’Opposition et celle indépendante».
Et l’Honorable Ntantu-Mey a jugé utile de compléter: «Il faut ajouter aux trois tendances une dernière: une Société civile soutenue par les organismes internationaux».
Après une explication du concept, le conférencier du jour a retracé l’histoire de la Société de la RDC, depuis ses débuts pendant la colonisation, en passant par la période après l’indépendance, jusqu’à ce jour.
Chrysostome Tshibambe a notamment relevé le rôle important joué par la Société civile lors de grands événements politiques tels que les consultations populaires, le Dialogue intercongolais.
Aussi, dans la direction des institutions étatiques ou d’appui à la démocratie avec Mgr Marini (Sénat), l’intervenant a cité l’abbé Malumalu (président de la Commission électorale indépendante/CEI), Modeste Mutinga, président de la Haute autorité des médias (HAM)…
Chrysostome Tshibambe n’a pas oublié de préciser le nouveau tournant pris par la Société civile à partir de 2011, avec la création des mouvements citoyens, comme Lucha, Filimbi… Des mouvements connus entre autres pour leurs revendications par rapport au respect de la Constitution, particulièrement le respect du nombre de mandats par le Président de la République.
Deux ambassadeurs de bonnes manières primés
L’occasion de cette rencontre a été propice pour le n°1 du BAC, le jubilaire Ntantu-Mey de primer deux ambassadeurs de bonnes manières, à savoir : les écrivains Katende Katshimbika et Munkulu Di Deni.
A l’actif du premier, il faut citer la première pièce africaine sur le Sida, intitulée : «Demain, un autre jour», puis dénommée «De quoi souffre-t-elle ?». Très apprécié dans les milieux de la lutte contre le Sida à l’époque, la pièce avait été présentée le 1er décembre 1989 à Montréal (Canada) sans son auteur, car dit-il, «Sa pièce lui avait été ravie».
Très proche du jubilaire, le second primé, écrivain, artiste et critique a révélé que «sur les 50 ans de vie d’enseignant et d’homme de culture de Ntantu-Mey, je suis témoin de 48».
Ont aussi rehaussé de leur présence cette rencontre deux grands hommes de culture, le sénateur honoraire Jacques Fumunzanza et Cheik Fita, candidat conseiller communal à Barumbu.
Cet échange a été organisé par le Bureau d’actions et d’éveil culturels (BAC) dans la droite ligne de la semaine culturelle Ntantu-Mey, tenue du dimanche 23 novembre au samedi 2 décembre, pour honorer l’honorable Jean-Marie Ntantu-Mey qui célèbre cette année son jubilé en tant qu’enseignant et homme de culture.
Aimé TUTI